Il y a quelque chose dans les vins de Patrick Meyer qui font qu'à chaque fois que je m'apprête à ouvrir une de ses bouteilles, je me retrouve comme un ado qui va aller à sa première boum.

Aujourd'hui, j'ai jeté mon dévolu sur un Riesling Zellberg - l'hermitage 2007

La robe est splendide, étincelante d'un or soutenu.
Le nez est ouvert et subtil, un mélange d'agrumes, de fleurs et de pierre. Je pense vraiment que ceci peut s'appeler "complexité". Hervé Bizeul nous disait récemment : "C'est bizarre en Belgique, vous prenez encore le temps de vous baigner des aromes...". Ici, c'est vraiment le cas, on y vient et on y revient, pour chaque fois être transporté. Il y a bien quelques notes oxydatives, mais elles me paraissent se fondre dans le bouquet et, en tous les cas, elles sont maitrisées.
En bouche, le vin est extrêmement sec; l'acidité est présente sans violence, le milieu de bouche est aussi entre silex et fruit; la finale, au bord du tannique est à la fois fraiche et longue.

Le plus important, c'est qu'à peine le verre est vide, on cherche la bouteille pour à nouveau se rassasier du nectar.

Vous avez dit "torchabilité" ? Possible, mais dans le sens noble du terme.