A l'occasion du passage d'Hervé Bizeul à Bruxelles, Eric Ducoulombier, un passionné de la région a réussi à convier ce premier à un repas-dégustation le moins qu'on puisse dire énorme, puisque à l'exception des Petites Sibéries, l'entièreté des vins produits au domaine depuis sa création, étaient proposées à nos palais avides, et cela en présence du maître.

Je ne m'étendrai pas sur le domaine et Hervé, j'en ai déjà causé ICI,... MAIS, je me dois d'insister sur la chose suivante : le forum LPV a publié, ICI, dans le cadre du "domaine du mois" un dossier dithyrambique sur les vins du domaine associant les vins dégustés à Bruxelles aux impressions d'autres membres de ce forum.
Si vous êtes un tant soit peu intéressés par le domaine, ne ratez ce dossier sous aucun prétexte, vous saurez tout sur tout! Le cas échéant, je vous laisse profiter de mes notes personnelles quant à cette fabuleuse dégustation.

Quoiqu'il en soit, un grand merci à Eric, Hervé et à tous ceux qui ont participé à cette belle aventure.

1. Grenache Blanc Vieilles Vignes (Vin de Pays des Côtes Catalanes)

Parcelle de 2,5 hectares de grenache blanc (90%) et grenache gris (10%) avec des vignes de plus de 100 ans.
Terroir argilo-calcaire sur une altitude élevée (200-400 m)Vendanges manuelles
Fermentation lente en cuve Inox (GB) et barrique de deux vins (GG) et élevage en cuves 8 mois.
Filtration avant la mise en bouteilleGrand vieillissement au programme (avec quelquefois un peu de sucres résiduels)

1.1. Vieilles Vignes 2007

La robe est jaune-dorée assez claire. Le nez est plus ouvert que pour le 2006, d’une belle intensité, sur le fruit et des notes miellées. A l’attaque, on perçoit aussi plus de fraicheur que pour le 2006, consécutive à une acidité qui va bien avec le fruité gras du milieu de bouche. Le vin se goûte sec et la finale, épicée est très intéressante. J’aime beaucoup 16,5/20

1.2. Vieilles Vignes 2006

La robe est jaune assez soutenue sans aller vers le sauvignon pour autant. Le nez est fermé, à la limite du réduit. A l’aération on perçoit des notes iodées et de la pierre à fusil. La bouche est équilibrée, épicées, très saline avec une pointe de rondeur presque résiduelle et d’amertume. A revoir. 14/20

Aucun des deux derniers vins ne présente de l’alcool sensible  ni au nez, ni en bouche, ce qui augmente le plaisir tactile

1.3. Vieilles Vignes 2005

La robe est jaune-vert soutenu. Au nez, il faut aller en profondeur pour vaincre la fermeture des premiers instants. On retrouve lentement des notes de résine, d’amande et de fruits blancs.
La bouche est au diapason du nez, assez discrète avec une acidité en léger retrait et un fruit blanc dominant. La finale est marquée par une pointe d’alcool et par un léger asséchant. Cela reste assez conforme toutefois à ce qu’on attend de ce vin après quatre ans. Bien. 14,5/20

1.3. Vieilles Vignes 1998 (Vin issu de grenache gris, uniquement)

La robe est jaune-orange, légèrement tuilée. Si le nez paraît oxydatif, il n’en demeure pas moins complexe avec des fruits confits, de la cire d’abeille, de la vanille…. Pour commencer, puis des noisettes, de l’amande et de la badiane (anis étoilé). La bouche est marquée par une fraicheur étonnante, une rondeur importante avec une sensation tactile de tannicité et une pointe d’amertume sur la finale, pas kilométrique. Un vin plaisant et étonnant. 15/20

2. Vieilles Vignes (Côtes du Roussillon Villages)

Assemblage de Grenache (35%), Carignan (35%), Lladoner Pelut (15%) et Syrah (15%) sur les plus vieilles vignes du domaine (50 à 100 ans) avec des sols majoritairement coteaux et argilo-calcaire. Travail en vert important : ébourgeonnage, effeuillage, … et vendange manuelles avec tri puis égrappage.
Fermentations et macération en cuve inox (20-25 jours) puis élevage en barriques (1vin/2vins) pendant 12 mois. Mise en bouteille après affinage en cuve 2 mois sans filtration.
Vin pouvant être consommé jeune (marqué alors par les tanins fins) mais… aussi d’une garde le plus souvent supérieure à 6 ans.

2.1. Vieilles Vignes 2007 

(13/11/09) La robe est rouge grenat, très sombre. Le nez est très fermé,  réduit au premier abord mais ce vin a été servi trop froid. A l’aération, on oscille entre fruits noirs et verdeur. La bouche est dense, emmenée par une belle acidité. Les épices dominent et la finale est marquée par l’amertume. 13/20
(14/11/09) Tout autre chose au programme où le nez livre vite un beau fruit noir presque chocolaté (noir) alors que la bouche est bien plus gourmande. 15/20(4-5/12/09) Toujours la gourmandise, le croquant et la fraicheur en plus 15,5/20
Le vendredi 13, on avait bossé toute la journée et il faisait assez frais et humide, le samedi 14, il n’y avait eu que la matinée de travail, et au Grand Tasting, on était mieux qu’au Club Med, la chaleur avec. Moi, je dis que ça joue.

2.2. Vieilles Vignes 2006

Toujours du grenat profond à la robe et toujours cette sensation de fermeture au nez… Bien que c’est moins intense que pour le 2007. On retrouve plus vite des fruits noirs, de la garrigue apparaît et on perçoit une certaine douceur légèrement compotée. La bouche est marquée par un bel équilibre, plus gourmand avec des tanins plus fondus, aussi. La longueur commence à s’affirmer. J’aime plus que mes voisins. 14,5/20

2.3. Vieilles Vignes 2005

La robe est semblable en tous points au 2006. Le nez est de plus en plus ouvert, d’abord sur le fruit, puis sur un côté toasté, grillé que j’apprécie énormément. En bouche, on retrouve un très bel équilibre entre acidité, fruit et relief tannique. C’est du velours. Et la longueur est maintenant définitivement au rendez-vous. Excellent. 17/20

2.4. Vieilles Vignes 2004

On commence à noter un peu d’éclaircissement à la vue, sans tuilage apparent cependant. Le nez est bien ouvert, frais, pas une bombe d’intensité, mais riche en complexité avec du sureau, de la viande, des épices (cannelle) et de la garrigue.
La bouche est assez semblable au 2004 mais plus marquée par le relief tannique. On laissant reposer le vin, la fin de bouche devient presque gourmande. Très Bien. 17/20

2.5. Vieilles Vignes 2003

Premier vin de la série à montrer de l’évolution sur la robe. Ce n’est pas intense mais c’est perceptible. Le nez, quant à lui, est résolument ouvert sur des fruits murs, de la confiture de framboise et de la torréfaction. La bouche ne manque pas de fraicheur mais le côté solaire domine plus, et, surtout, les tanins marquent très fortement. Dommage pour le reste, sinon on aurait eu un vin splendide pour le millésime. Bien. 14/20

2.6. Vieilles Vignes 2002

Retour à une robe grenat foncé, plus classique. Le nez est expressif, très ouvert sur des fruits rouge (la framboise à nouveau), de la résine et de l’eau de vie. On part ensuite sur de la réglisse et un peu d’animalité.
La bouche est à nouveau assez fraiche, équilibrée avec des fruits murs remplissant bien le volume buccal. Si les tanins sont fondus en structure, ils deviennent asséchants sur la finale. Ca reste très beau, surtout pour le millésime. 15,5/20

2.7. Vieilles Vignes 2001

La robe est  à nouveau très soutenue, toujours aussi peu évoluée. Hervé a-t-il un secret de la conservation des couleurs? Le nez est une petite bombe d’aromes secondaires, complexe à souhait entre fruit, charnu, cacao, réglisse et j’en passe. Si la fraicheur est moins intense, elle est suffisante pour relever l’énorme perception de fruit en bouche, fruit qui fusionne avec les tanins soyeux pour donner une élégance absolue. La longueur est extraordinaire. Du tout grand vin, l’émotion par le plaisir ! 17,5/20

2.8. Vieilles Vignes 2000

Autre millésime, autre vin. L’évolution de la robe se marque à nouveau mais cela reste soutenu. Le nez, lui, est toujours aussi intense, mais sur des arômes tertiaires maintenant. On retrouve de l’animalité, du champignon et de la liqueur de fruits rouges. En bouche, l’acidité s’efface un peu plus mais les tanins soyeux ne viennent pas perturber les petits fruits rouges agréable. La finale est assez souple avec de beaux amers. Joli ! 16/20

2.9. Vieilles Vignes 1999 (Dégustation du 02/09)

La  robe est rouge grenat profond avec toujours de l’évolution. Directement, le vin surprend par son nez : très intense, les notes herbacées s’imposent avec de la gentiane, de l’herbe de bison et un petit côté poivron qui fait penser à un cabernet franc pas trop mûr. Mais les patients sont récompensés par des notes plus nobles de réglisse, de fruit et une certaine présence de chair fraiche (pas de gibier) un peu sanguine.
La bouche est structurées, équilibrée entre l’acidité fine, plus de fruit qu’au nez mais les notes premières du nez sont aussi présentes et perturbent une partie du groupe.
La finale est longue, fraiche avec une pointe d’assèchement. Un peu moins séducteur que les vins précédents mais bien à très bien. 15/50

2.10. Vieilles Vignes 1998 (Dégustation du 02/09)

Le vin se présente avec une robe toujours grenat évolué marquée aussi avec une impression de non-filtration. Le nez est assez fermé au service puis s’ouvre sur des notes évoluées (cacao, humus), puis sur du fruit (Fruits rouges et noirs) pour ensuite proposé un peu de pain grillé et de lacté. Après 15 minute d’aération, la torréfaction s’est installée et domine. Très beau.
En bouche, l’acidité est fine et fraiche, l’équilibre qui suit nous étonne par sa qualité (à mettre en parallèle avec les difficultés décrites par Hervé sur son site). En finale on note un peu d’alcool et une pointe de sécheresse le tout sur une longueur moyenne. Pas mal du tout… 14/20

3. Tradition (Côtes du Roussillon Villages)

Vin à base de Lladoner Pelut (100%), cépage cousin du grenache, vinifié uniquement sur les millésimes 98 et 99 et dont les raisins ont été ensuite intégrés dans les vieilles vignes.

3.1. Tradition 1999 

La robe est rouge-orangé, très évoluée. Le nez est très ouvert, sur la compote de fruits croquants. En bouche, on est face entre un équilibre quadrangulaire entre l’acidité fine, le fruit, les tanins souples et… du chocolat noir amer. C’est un délice. En plus, c’est long…. J’adooore…. Dis, Hervé, pourquoi t’en fais plus ? 17/20 

3.2. Tradition 1998

Toujours cette robe rouge-orangé, mais ce coup-ci,  le nez est moins plaisant, plus vert, sur la cire d’abeille, moins précis aussi et dominé à l’aération par l’animalité. En bouche, derrière la fraicheur résiduelle, la torréfaction domine…. Le vin est toutefois assez bien structuré par les tanins, qui dominent en finale. Bien. 13,5/20

4. Le Clos des Fées (Côtes du Roussillon Villages)

Parcelles sélectionnées de vieilles vignes sur des coteaux argilo-calcaires avec un assemblage de parts égales Grenache, Syrah, Mourvèdre et Carignan 25%.Travail en vert intensif et vendange manuelles avec tri puis égrappage.
Vinification en futs demi-muids neufs de 5hl, malolactique en barriques neuves.
Elevage en barriques sur lies pendant 18 mois.
Mise en bouteille sans filtration.
Potentiel de garde 8 à 12 ans

4.1. Le Clos des Fées 2007 

La robe est dense à l’extrême, elle me fait penser aux Angélus 89 et 90… c’est dire. Le nez est un peu fermé, vert, mais assez rapidement, il lâche son fruit et son boisé pas encore intégré entièrement. La bouche est à la fois gigantesque de concentration et à la fois équilibrée avec un fruit fondant merveilleux. Les tanins sont encore énormes et doivent impérativement s’assagir. Gigantesque. 19/20

4.2. Le Clos des Fées 2006 

La robe, comme pour le 2007 est opaque, pas dans le sens du trouble mais de la densité. Le nez est bien plus ouvert que le 2007 sur les fruits noirs, le toasté et de splendides notes charnues. La bouche est gigantesque avec une tension nettement supérieure au 2007, des tanins fermes très différents de ce que l’on retrouvait sur les V/V, un fruit noir légèrement amer. S’il n’y avait pas la pointe d’assèchement en finale, ce vin serait la perfection absolue. Longueur gigantesque… attention devant. Emotion !!!! 19,5/20

4.3. Le Clos des Fées 2005 

Le vin est très concentré à la vue noir, avec de nombreux reflets violacés. Le nez est très complexe, dense et on n’arrête pas de bondir d’un arome à l’autre : fruits noirs, réglisse, des huiles essentielles sur le résineux et une pointe fine d’alcool. La bouche propose un équilibre bien affirmé et soyeux. Un très grand vin à attendre toutefois. 17,5/20

4.4. Le Clos des Fées 2004

Toujours la robe dense et sombre, sombre…. Le nez est intense avec une impression de fruit rouge un peu acide, des essences puis des notes charnues et animales. C’est vraiment une belle complexité. La bouche est dense, fraiche et équilibrée mais le bébé doit encore assagir ses tanins, c’est sûr. Très, très beau mais à garder. 16/20

4.5. Le Clos des Fées 2003

La robe ne manque pas d’intensité par rapport aux millésimes précédents moins solaires. Bien que le nez soit dominé par le bois, que l’acidité est en retrait… on a du fruit et des tanins structurés sans être asséchants. On a vraiment la sensation d’un bel équilibre et la finale est plaisante, sur de beaux amers. Très bien. 15,5/20

4.6. Le Clos des Fées 2002

La robe est très semblable au 2004 et au nez fruit noir et boisé se disputent la mise avec un peu de Kirsch qui vient s’en mêler. La bouche est caractérisée par une grande rondeur, une amertume plus nette que pour 2003 et des tanins un peu secs. Globalement, c’est plaisant mais on sent que cela peut beaucoup mieux. 14,5/20

4.7. Le Clos des Fées 2001 

Ce vin a un problème, c’est sûr, il manque totalement de précision et la verdeur… aie… Problème de bouteille ? Non côté

4.8. Le Clos des Fées 2000

La robe est grenat noir, très dense, sans évolution majeure. Le nez est bien sur les fruits noirs et rouges avec une légère évolution vers l’alcool, sans déranger. La bouche est onctueuse, flatteuse avec un fruit qui s’installe vite  et longtemps. Du grand Plaisir. 17/20

4.9. Le Clos des Fées 1999

Belle densité de robe. Le nez ne me séduit pas avec des aromes de gentiane et de menthe. Un excès de bois neuf ? Confirmation en bouche plus sur l’acidité et les tanins secs que sur le fruit. Moyen : 12 ,5/20

5. De battre mon cœur s’est arrêté (Vin de Pays des Pyrénées Orientales)

Vin issus de syrah trentenaires plantées sur un sol granitique drainant de type plutonique sur des coteaux d’orientation sud-sud-est à 600 mètres d’altitude. Vendanges manuelles et transport en camion frigorifique. Fermentation rapide sans maîtrise des températures avec de nombreux remontages. Aération maximale et cuvaison de 17 jours avec maintien du chapeau immergé. Pressurage pneumatique, sélection du vin de goûte uniquement. Malo rapide, sulfitage modéré et mise rapide des vins au clair par soutirages successifs. Elevage en cuve de 5 à 6 mois. Première cuvée en 2007 (2500 bouteilles)

5.1. De Battre 2008

La robe est noire (vous savez comme les siciliennes…), dense, dense… Le nez est d’abord sur la réduction avec des notes animales dominantes. Avec l’aération on revient sur du fruit rouge, des épices et un peu de cacao. En bouche, la fraicheur acide est très présente avec ce côté suret des Syrah jeunes et on trouve aussi du grillé. Ce serait pas mal si, à côté de cela, il n’y avait pas ce côté crayeux qui dérange. A attendre et revoir. 13/20

5.2. De Battre 2007

La robe est à nouveau aussi dense et bois d’ébène. Si le nez animal ouvre le tir, on retrouve beaucoup plus de complexité que le 2008, avec du fruit plus net et des épices poivrés. En bouche, on se tourne vers le plaisir…. Il y a de l’alcool, certes, mais ce crémeux aux tanins épicés dont le vin fait preuve appelle la fête. Probablement à ne pas attendre… mais, comme cela, c’est bon ! 16/20

6. Un faune avec son fifre sous les oliviers sauvages (Vin de Pays des Pyrénées Orientales)

Cabernet-Franc taillé en gobelet, planté à 6800 pieds/ha sur une micro-parcelle de 7000 m² au pied d’une falaise abrupte de calcaire Urgonien qui protège les vignes de la chaleur et de la sécheresse. Un cépage de garde taillé pour la garde….

6.1. Un Faune… 2008

Un cabernet franc de 2008, on imagine que cela peut y aller… La robe est assez dense mais on n’est visiblement pas sur de la surextraction. Au nez, avec de la fraicheur, on retrouve les standards du cabernet franc sans verser dans le poivron mais plutôt le fruit rouge croquant. La bouche est puissante, violente, la réglisse y domine les tanins encore avec beaucoup de relief. La finale est gigantesque pour un vin trop jeune mais très prometteur. 16,5/20

7. Conclusions

Côtés blancs, j’aime toujours ce côté fruit blancs gras et fraicheur qu’on retrouve aussi sur la nouvelle cuvée du Roc des Anges. Cela fait des vins très plaisants apéritifs.

Sur les rouges, même s’ils étaient ce soir assez fermés, les Vieilles Vignes m’emballent par leur cohésion. Si le style est un peu austère, le plaisir est là, dans le fruit et surtout la fraicheur, ultra constante sur la verticale.
Difficile de juger le Lladoner Pelut sur 2 millésimes, mais le Tradition 99 me donne des regrets que ce cépage ait rejoint les vieilles vignes définitivement. (Hervé, même pas un petit demi-muid, l’année prochaine ?)

Le corps de la dégustation est le Clos, ce vin dont Hervé nous confie qu’il se veut un jour être son image d’un grand vin de France. Si je préfère le style des V/V sur les premiers millésimes réalisés, avec dans ceux-ci des perceptions quelquefois comparables aux vins de Gauby, les trois derniers millésimes se démarquent vers des vins denses, complexes, très structurés, beaucoup plus modernes qui contiennent, eux, l’émotion qui me fait les goûter si souvent si jeunes. Du grand art… des vins comme je les aime aussi en Italie !

Pour Faune et De Battre, je passe mon tour… et on revoit cela dans deux ans.

Ca c’est pour le technique, mais dans ces vins goûtés lors de cette fabuleuse soirée, il y a l’homme et quand l’homme est présent, qu’il nous anecdote chacune de ces bouteilles, le vin se met à vivre réellement, à battre intensément, avec ses grands moments, ses faiblesses et sa sensibilité. Vous ne pensez pas qu’Hervé est sensible ? Moi, il y a cinq ans, j’en doutais, aujourd’hui, il fait partie des gens les plus humains que je connaisse. Avant je devais être ignorant, l’ignorance de celui qui connaît mal. Salut l’artiste….

PS : A force de nous permettre de telles dégustations, ne devenons-nous pas des … anges ?

Lladoner Pelut