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présentent

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Vendredis du Vin # 42:
Voyage, Voyage !

La Belgique, ce lointain pays aqueux (coucou) et houblonneux, situé derrière un mur d’eau appelé le « Nord » …
La Belgique ou traverser le pays du Sud au Nord prend souvent moins de temps que faire le tour de Paris…
La Belgique, enfin,  où l’on trouve bien plus d’œnophiles que de pharmacies et d’églises réunies…

Pas étonnant  que pour tous les glouglouteurs du petit royaume, pas toujours gouverné, le fait de franchir cette barrière du « Nord » pour rassasier leur insatiable soif de jus  fasse systématiquement figure de joyeuse expédition voire de quête d’un  Eldorado lointain, oui, lointain, puisque les proches « Alsace et Champagne » sont bien plus loin situées que la précitée transversale du pays, au-delà des chutes d’eau céleste.

Et donc, quand à l’invitation du très jeune et Morgonesque Président des Vendredis du Vin, à l’aube de cet an 2012 déjà plus si neuf que ça, quand Monsieur Guillaume Nicolas-Brion, donc, nous invite au « Voyage » dans son programme électoral, il ne devra pas s’étonner, de même que ses concitoyens hexagonaux, que les Belges en question n’aillent pas chercher en Corée du Nord ce qu’ils considèrent dans leurs raids en France comme un vrai voyage aux effluves de rêve (et le reste).

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Il y avait lieu de préciser cela pour éviter plus loin des remarques du genre (avec l’accent) : « Mais, mais, une fois, des vins de Loire, d’Alsace, ça est quand même pas des vins de voyage, une fois, hein ! »

Et bien, Si, cher Président au Gamay Flamboyant, Si, et j’en ai bien peur, on parlera aussi  de vins hexagonaux dans cette nouvelle aventure de la joyeuse troupe des « Vendredis du Vin Brusseleirs», lâchée à nouveau dans l’abîme du Serial Quilling tel un « Lâcher de Salopes » qui n’auraient vu de marins pendant 10 ans.

Pour l’occasion, notre Jean-François d’hôte habituel ayant décidé de faire fi de notre ripaille mensuelle pour ressourcer à coup de bulles dans l’eau (de la piscine) son petit corps meurtri par les tanins , l’espace de « juste 4 jours sur l’année »… pour l’occasion, donc, la réunion « qui fait peur » se tenait au lieu-dit « derrière la pharmacie », « climat » qui est au débouchage en série ce que DSK est à la découverte du corps féminin, autrement dit,  ce que les saucisses sont évidemment à Francfort.

Avaient répondu positivement à l’appel du glou : Mamzelle Héloïse, Mamzelle Graziella, Mamzelle Brigitte, toutes trois bien enjouées, ainsi que ces Messieurs pas très tranquilles, le jeune Jef (dont je vous invite à observer la progression de la dégustation plus bas), Philippe (plus trublion que jamais), Bruno (toujours en quête de Rock et de Rhône), Fabrice (l’Europe-trotter du groupe), Fredon (plus bayonnais que jamais) et votre serviteur.

Comme nous parlons justement de « haute » gastronomie porcine, est-il encore utile de signaler que les Galettes des Rois qui clôturèrent cette réunion durent faire l’objet d’un véritable gavage, tant la table fourmillait d’effluves iodées et salées…. ?

Vraiment tout ceci n’est-il pas exagéré… non peut-être ? A en croire la tradition orale, il paraît même qu’un certain Jambon de Bayonne, horrifié par l’épaisseur de son futur voisinage, décida, dans une crise d’agoraphobie aigüe de se suicider dans un caniveau désormais de sinistre mémoire.

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Mais fi de cette introduction qui n’a jamais eu pour but que de mener à mon blog la requête « DSK  mange des saucisses à Bayonne devant un mur de salopes agoraphobes » fi de cette introduction pour aller au vif du sujet, soit le commentaire des quelques bouteilles éparses que mes compagnons et moi-même avons ouvert en cette nuit du 6 janvier pour célébrer le roi Guillaume Nicolas-Brion, réputé globe-trotter des Vendredis du Vin qu’il honore par sa présidence de Janvier après une véritable traversée du désert de notre secrétaire à vie, Iris, pour y parvenir.

Forts de toutes ces observations, la règle du jour fût donc, pour nous, de ne pas apporter de vins belges et surtout de tenter de se  limiter à des vins récoltés lors de voyages oenotouristiques, donc  à même chez le vigneron, du moins autant vraiment que possible.

Tout commença par une « confuse » comme dit Monsieur Preskovitch… 

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Pour écouter cliquez ici

J’avais prévu une bulle pour entamer les débats, une bulle assez tendue même, genre crémant d’Alsace absolument non dosé, si vous me suivez, et je fus fort marri de goûter un breuvage où un panier « Pomme-Poire » avec un peu de résiduel faisait l’essentiel du débat au nez, alors qu’à cette besace normande, venait s’ajouter des fraises Tagada à la bouche.
Oh, ne lisez pas de travers, c’est pas que c’était pas bon, au contraire, il y avait une vraie tension rafraichissante dans ce « vin » alliée à une superbe buvabilité… mais quand même, ces « poires sirupeuses » dans un crémant d’Alsace qui, à l’époque de l’achat m’avait presque fait peur (oui, Madame, peur !) tellement c’était tendu… euh, j’étais même plus déconfit que marri…
En fait, à la place de la dite bouteille d’Alsace, j’avais amené sur la table, un Poiré Authentique 2010 de Bordelet que notre jeune et nouvelle recrue, Jef, avait judicieusement apportée pour accompagner les Galettes précitées. Il s’agissait donc même d’un excellent Poiré et du coup, même si j’étais un peu gêné d’avoir tué cette bouteille, j’étais un peu rassuré sur mon achat alsacien.

Venons-en donc à ce Crémant d’Alsace de chez Klur… Non dosé, il m’avait séduit sur place par sa tension, sa netteté alors que le reste de la gamme m’avait paru discutable. Le deuxième point de séduction, c’est que l’oiseau était annoncé sans soufre, ce qui titillait forcément ma curiosité.

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Le problème, c’est qu’en dégustation, si le côté « sec » et la tension très nature n’avaient pas changé d’un iota, il faut reconnaître que derrière le « Poiré », l’effet de séquence était redoutable, un peu comme si vous descendiez un Jasnières à 0 gr de SR derrière un Muscat très liquoreux du Mas Amiel… si vous me suivez… Bonjour les gencives ! D’autant que comme les bulles étaient profuses… mais énormes, l’effet « Oral B turbo à balayage multiple » était assuré. Comme avec un peu de patience, cela avait tendance à s’arrondir, on va dire « A revoir ».

D’Alsace, filons à travers la Suisse pour plonger en Vénétie avec ce Soave « Vigne di Mezzane » 2010 du Corte Sant’Alda  (70% Garganega, 30% Trebbiano di Soave)d’une belle robe jaune dorée qui séduit d’emblée au nez par un nez vif et complexe alors que la bouche s’avère très fine avec une belle fraicheur qui accompagne un gras subtil, un vin tout en dentelle qui révèle de plus une belle amertume en finale.

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Superbe vin qui pour l’occasion reçoit 3 chaussettes et une famille de raton-laveurs de notre jury (voir les VDVs BXL fêtent Nawel).

Légère marche arrière, ensuite, le temps de longer quelques lacs, traverser moultes tunnels pour revenir en Helvétie et y rester ce coup-ci, du moins le temps  d’un vin.  Et ces derniers mois, chez les VDVs Bruxellois, qui dit Suisse, dit Paul Henri Soler, un vigneron auteur de pépites découvert par notre vigneron de pote, Fabrice d’Ormiale.

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L'effet "Ormiale"

Et ce Trinité ne déroge pas à la règle au contraire : issu d’un assemblage gewürztraminer, de chardonnay et de chasselas sur trois millésimes, ce vin à la robe jaune-vert propose un nez puissant sur l’amande mais surtout sur le floral avec une inouïe dominante de lys, totalement magnifique (sauf évidemment pour ceux qui n’aiment pas le lys).

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En bouche, c’est gras, sec et délicat à la fois, toujours sur le lys, aussi, et puis c’est long à mourir. Quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à vous bassiner un de ces jours avec ce domaine sur mon blog… En tous cas, ce soir, c’était 3 chaussettes cousues de fil d’or avec palmes.

Bon allez, retour en France, pour un bout de temps… Ça frise même le rattachement, obsession de pas mal de comiques du royaume des belges, ces derniers mois. Il est certain que comme d’aucuns néoministres désirent nous abaisser l’éthanol sanguin à 0,2 gr, on risque d’assister dans les prochaines années à un important flux migratoire Nord-Sud… au-delà du mur d’eau… Par contre, question rattachement, pas sûr, dès lors, qu’on veuille de nous (déjà que comme ça, bof), sauf évidemment, comme chauffeurs, des BOBs comme on dit ici…
Moi, ce que j’en dis, c’est que s’il a fallu attendre un an et demi pour venir nous emm… avec de pareilles idées à la con, on aurait encore pu rester 10 ans sans gouvernement… On finira, comme en Suède, à avoir peur de se mettre de l’After Shave, non mais…

Pour fêter ce retour hexagonal, on commence la « série » avec un Saint Véran  de Pur 2009, alias Mister Cyril Alonso issu de chardonnays de chez Valette. La robe est bien dorée, le nez est, quant à lui, puissant assez solaire, avec des notes fumées et grillées qui accompagnent un beurré plus traditionnel. J’avoue que cela donne assez soif.

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En bouche, si le côté solaire se marque encore un peu plus avec des épices, un gras limite alcooleux et une acidité un poil en retrait, le vin reste superbement buvable, avec un beau glou bien épicé ! Un troupeau de gazelles en récompense et un énorme merci à Lizzy Mercier- Descloux pour l’avoir enfin retrouvé, le troupeau…

08Pour écouter cliquez ici

Bon avant de retourner en Alsace (on se demande vraiment pourquoi…), un bref détour par la Loire avec le Touraine Blanc « Le Brin de Chèvre » 2003 du Clos Tue-Bœuf, alias les Puzelat-Bonhomme Boys.
La robe est nette, jaune-vert, le nez est lui, un peu moins net avec des côtés cave humide et une aromatique entre végétal et miel.

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En bouche, c’est plus précis avec une belle tension apportée par le chenin et qui permet au vin de ne pas se faire bouffer par la solarité du millésime. Résultat si c’est gras et bien mûr, cela n’en demeure pas moins sec, et comme la longueur est pas mal du tout, que demande donc le peuple ?  Allez, trois chaussettes, facile !

Comme promis, et logiquement, puisque, pour rappel, on se situe au lieu-dit  « derrière la pharmacie », on va aller un tout petit peu en Alsace, le temps de 3 vins. En dehors de célébrer le culte du monomane local, il y a quand même une logique à s’attarder sur cette région, quand on aime les voyages et qu’on habite au royaume des averses au-delà du mur d’eau.
En fait, c’est très dur pour nous, de l’éviter l’Alsace, quand on va en Suisse, en Italie, voire même en Allemagne ou dans pas mal de régions de France… et souvent, au lieu de simplement passer,  on y reste un soir… ou plus… on s’y attache, un jour même, on décide de ne plus aller ailleurs… ou presque.  C’est un peu normal aussi quand on voit la dimension de l’accueil dans cette région… Donc, bref, ça colle vachement bien avec la thématique du Président Guillaume, parce qu’en plus, même si ça n’a pas l’odeur des marchés coréens, faut quand même reconnaître que pour un gars du Nord, adopté, certes, mais du Nord quand même, c’est drôlement dépaysant les Haut et Bas-Rhin… déjà, il pleut pas… ou presque.

Donc,…

… Le premier de ces Messieurs est le Riesling Fronholz 2007 d’André Ostertag. Et là, déjà, on va me taxer de subjectivité, mais purée, qu’est-ce que c’est bon ! Le nez est une merveille de complexité avec des notes d’agrumes, d’anis, des fruits plus exotiques comme de l’ananas, du menthol, aussi, sans la moindre impression de surmaturité ou de douceur. La bouche, elle, est cristalline, droite, fraiche, croquante d’une part avec à nouveau cet ananas et d’autre part, profonde, minérale fine.

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La longueur est au diapason de mes délires… c’est vraiment un tout grand vin, pas un des « collègues » présents ne me démentira ! Il va falloir en coudre des chaussettes sur ce coup-là !

Au royaume des superlatifs, on risque de ne pas s’ennuyer avec la bouteille suivante, soit le Riesling Grand Cru Kastelberg 2008 du Domaine Kreydenweiss, avec l’ami Antoine aux consoles. Déjà fort apprécié lors de précédentes dégustations, il semble qu’il fallait un peu l’attendre, le laisser reposer pour atteindre ceci : un diamant de minéralité. Faire un grand vin sur un terroir comme les schistes du Kastelberg, c’est pas trop difficile, mais quand on y ajoute du génie, que l’on laisse totalement le raisin parler, en minimisant à l’absolu les artifices de vinification, on obtient ce pur jus de pierre. C’est vrai que le nez est un poil fermé, assez floral avec des notes de beurre, mais déjà là, à l’agitation, on perçoit un plein de silex mouillé. Et en bouche,  accompagné par la tension splendide, c’est monumental de pureté saline…  un, peut-être « le » modèle du genre. Quant à la longueur, indescriptible !!!

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C’est peut-être le meilleur riesling que j’ai bu de ma vie, en tous cas c’est celui où la minéralité m’a le plus ému. Comment ce vin alors qu’il fut porté aux nues par Thierry Meyer dans le guide B&D a pu faire l’objet d’un véritable assassinat par un aussi renommé dégustateur que Michel Bettane, six mois après, c’est pour moi une aussi grande énigme que de savoir ce qu’il y a derrière le Big Bang. Je vais encore me faire des amis, certes….
Au fait, sur les 8 bouches pantelantes d’admiration qui m’entouraient, pas un, n’a trouvé le moindre défaut, pas un n’y a trouvé le moindre atome de note oxydative, même si, j’en vois venir, beaucoup d’entre nous n’en seraient pas perturbés pour autant.

Après cela, tout risque de sembler difficile, et pourtant, c’est une troisième de mes bouteilles favorites qui arrive sur notre table sous sa chaussette aveuglante, le Riesling Grand Cru Muenchberg « Nature » 2004 du Domaine Julien Meyer, le jardin de Patrick Meyer. La robe est ici bien plus évoluée, le nez, lui est assez fermé, aussi, sans traces d’oxydations relevantes, plutôt sur le miel. La bouche est superbe, dominée, tendue littéralement par l’acidité qui vient dompter une certaine opulence aromatique étonnante pour le millésime. Le minéral paraît par contre en retrait, mais n’est-ce pas logique derrière le « monstre » précédent.

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Ce qui est incontournable c’est que cette richesse tenue par l’acidité en fait, surtout sur la finale, un vin d’une superbe buvabilité, précisément, ce que recherche inlassablement son géniteur. Le retour des chaussettes volantes et pas un peu !

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Scène dite des "Chaussettes Volantes"
Pendant que Bridget fint langoureusement son verre,
L'alsacomaniaque scrute le plafond où dansent les chaussettes sauvages

Pour le dernier blanc, on pourra pas au siège de la présidence des VDVs nous taxer d’avoir fait dans le petit zizi au niveau distance puisqu’on prend la direction du pays des Hobbits, de Gandalf et du reste de la bande de joyeux comiques qui le temps d’un tournage ont pu jouir des merveilleux paysages de la Nouvelle-Zélande. Ce pays, c’est un peu quand même comme la France, il a tout, sauf que c’est une île… Et c’est de là que provient donc ce Chenin blanc « Te Arai »« 2008 de chez Millton Vineyard, Gisborne 2008.

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Plus doré que prévu à la robe, le vin peine un peu à s’exprimer au nez avant de balancer entre côtés amande et floraux. Après pas mal d’aération, les notes de sauvignon s’imposent un peu plus.  La bouche est ample, pleine de matière, assez élancée par une tension plus lactique que citrique. Si la longueur n’est pas kilométrique, le vin n’en est pas moins plaisant, très velouté, en fait. Allez, trois belles chaussettes pour finir cette superbe série de blancs.

Je dis superbe, parce qu’ensuite, ça va plonger… on en reparle dans quelques instants, juste le temps de s’attarder au Bellet 2008 du Domaine de la Source (assemblage de Folle Noire et de Grenache), question de revenir en hémisphère Nord aussi vite qu’on en était parti. Si il n’y a avait pas totalement unanimité, j’ai clairement fait partie de ceux qui aimaient beaucoup ce vin. La robe paraissait déjà un peu avancée, le nez aussi, mais tout en complexité derrière ses notes sudistes et finement boisées, avec un côté sanguin épatant. En bouche, l’équilibre entre la fraicheur, le fruit et les tanins fins est très beau, surtout sur une belle longueur. Deux chaussettes sans trou et sans façons.

Et puis il y eu comme un vent du Nord… inexplicable, d’autant plus que c’est la seconde fois que cela arrive en 2 semaines où les hasards du calendrier nous ont fait nous réunir, le trou, The Hole, aussi Black que les rouges qui suivirent. La première salve de 4 quilles fut un véritable concours de sécheresse, de tanins durs et de nez flous, le pire étant atteint par le Patrimonio 2005 d’Antoine Arena, totalement RIP… les trois autres, avaient pourtant aussi tout pour plaire : Le Mas de Mon Père « Partez pour le Rêve » 2007, le Saint-Joseph 2009 de Monier Perréol (quoique qu’un peu de fruit était présent, ici) et, énorme surprise, le Brunello di Montalcino 2006 du domaine Campi di Fonterenza, mon énorme coup de cœur de l’été made in Padovani Sisters, pourtant carafé 8 heures à 14°C… Inexplicable donc… Fussent nos palais qui étaient fatigués, trop de blancs nuisent-ils au rouges, était-ce un jour racine, encore un, était-ce l’humidité de cet hiver à la belge (10°C et des murs d’eau), j’avoue qu’on en a tous perdu notre latin et bien plus encore. En tous cas vu la diversité des vins et la qualité des producteurs incriminés, difficile de jeter bêtement le haro sur ces bouteilles.

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Bref,

On s’interroge....

Je plonge dans la Cave

Je remonte un Sylvaner V/V 2007 d’André Ostertag

Je sers en vitesse

Tout le monde adore

C’est bon,

Juteux

Frais,

Tendu

Damned

Le rouge est mis

Enfin,

Pas vraiment,

Pas du tout même

Bref,

On repart sur les rouges

Une bombe,

Normalement

Le Château le Puy « Barthelemy » Côtes de Francs 2008

De l’humus

De la tension,

De la matière,

Mais…

Trop serré,

Trop acide,

Bref, ZE cata…. Pour une quille à plus de 60 euros

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Une dernière vérification pour la route avec une bouteille qui il y a 15 jours, entre deux homards, m’avait tué, le Saint-Chinian « Engoulevent » 2006 de Msieur Pelletier… ben là, complètement passé à travers, indescriptible… au secours ! C’est quoi ce beans… ???

Donc, voici un message de 8 terriens en détresse surtout… si quelqu’un a la moindre tentative d’explication…

Même le Regnié V/V 2009 du « Noun » Descombes, sorti de cave dans un dernier râle, avait laissé son fruit quelque part sur le chemin… M’enfin….

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Zobi, la miche (de pain)

Bon, allez, retour aux affaires, on était, pour rappel, le 6 janvier, et puis Fannie…. Donc il fallait élire notre roi et notre reine du jour à l’aide de deux galettes fort appétissantes qui ne demandaient qu’à être dévoré sans toutefois croquer la fève. Le roi, ce fut vite fait, c’est MOI, n’en déplaise à Yul. Les autres, y zont triché, c’est sûr… bon, j’ai l’air malin avec cette couronne sur ma tête. Heureusement, vu la grôôôsse tricherie, pas nécessaire de trop croquer dans la galette, j’échappe à l’indigestion…

Reste l’autre tarte, la deuxième, celle que les filles doivent maintenant se taper, toutes seules, pour trouver cette fichue fève… ouhaaa, dur, dur, pour elles, on a craint pour leur vie…. Heureusement les finaudes se sont lancées dans le forage, les coups de sonde… and the winner is, Bridget, notre petite photographe… Bon allez, une bonne chose de faite !

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Au fait… Balthazar et ses potes, profession mage, classe, roi, d’infatigables globe-trotters, non ? Voyage quand tu nous tiens… Tout est écrit, Makhtoub !

Et puis, quand même, au « VDVs Bxl Une Fois », on reste des professionnels, on se rappelle que Dame Merceron s’est inquiétée de ce qu’il faut boire avec les tartes aux mages…
Le choix du jour, enfin du soir, de la profondeur de la nuit, surtout, s’est porté sur la production Bordelet, Sydre & Co, pas le Poiré 2010, celui-là, je l’avais niqué,  non, deux productions 2003 respectivement Sydre Argelette et Poiré Authentique. Intéressante tentative parce que 2003, tout de même ça fait un bail…

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Première constatation, les deux breuvages ont gardé de la fraicheur malgré l’âge et le millésime. Le Poiré, à la robe doré-roux bien nette s’avère un peu maigre fluet, mais c’est buvable. Le Sydre, plus trouble, est nettement plus structuré, son équilibre entre rondeur, fruit et fraicheur est étonnant ! Une très belle surprise qui vaut bien quelques chaussettes d’applaudissements….
Et avec les galettes, pas photo, le Sydre est gagnant lui aussi, parfait, même !
Evidemment avec un Poiré plus jeune…. Oui, je sais !

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Philippe,
Chasseur de Chaussettes Sauvages

Ceci clôt cette nouvelle édition des Vendredis du Vin Brusseleir Une Fois sous le haut patronage de Guillaume Nicolas-Brion. Nous tenons à le remercier profondément, dans son invitation au voyage, de nous avoir permis un nouveau délire, agrémenté de 23 quilles, chose sur laquelle je tiens à insister puisque de mauvaises langues endormies par le  Savagnin se sont apitoyées sur la prétendue mise au régimes de récentes dégustations alsaciennes dans les installations dite « derrière la pharmacie ».
Elles n’ont qu’à voir, les langues, maintenant, et elles vont encore en voir, parce que dans moins de 24 heures notre bande de dégustateurs dégénérés envoie une délégation de 7 personnes en Loire (certains susurrent même 10), avec des coffres bourrés de Cantillon.

Ça va chauffer moi , je vous dis… Pas inutile sous le château qu’on fasse bouillir la marmite !

Au fait, les « collègues », merci pour la très très grosse ambiance… le jeune Jef n’arrête plus de le dire en boucle, les Vendredis du Vin Brusseleirs, c’est quand même autre chose,…. Hein !

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Les aventures de "Jef"
qui ne sera pas en Loire
et c'est bien dommage !

A propos,

Afin de faire taire certaines langues fourchues qui ne voient en moi qu’un organisateur d’évènement dégustatifs à tendance orgiaque, je tiens à produire cette photo d’un élève studieux, appliqué, que pas même cet élément perturbateur de Philippe n’arrive faire sourciller. Na !

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