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Les Extraterrestres existent…. C’est sûr…. Maintenant ! David Vincent, il les avait vu, mais personne ne l’a cru…. Alors qu’en moins d’une année terrestre, la tolière du blog « La Pinardothèque », Sand Star’s Powder a définitivement convaincu la galaxie…. Ils sont parmi nous…

Même depuis 10 ans semble-t-il… En 2002, dans un message pas en bouteille du tout, les Androids, ses copains intersidéraux qui bouffaient pas que du sucre avaient pourtant tenté d’avertir la planète :

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Pourtant plus « repérable » à l’époque, l’invasive automutante a réussi à se faire oublier pour revenir sous une forme lyricoavinée, forme sous laquelle nous la  connaissons aujourd’hui. J’ai bien tenté à maintes reprises de prévenir les instances du glou de la menace qui pesait sur notre délicieux petit monde tout rose, tout rouge et tout blanc, aussi..
Rien n’y a fait, comme sous l’effet d’un tsunami, sont tous tombés, sous l’effet de cette nouvelle drogue dévastatrice, les Antonins, les Docs (si tu voyait ton Adn, maintenant, mon pôv !)... purée...

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… Et pourtant, t’ain, une fille qui vit dans une cave à Liège, au pays des bouffeurs de gauff’, de boulets, de péquet et qui savent pas prononcer correctement le mot « rouge ». Z’auriez du vous méfier.
Trop tard, il est, jeune Padawan, maintenant, fini les Jedi, fini les gazous… z’êtes foutus, moi, je dis, la voilà présidente des VDVs de février 2013 et vous verrez qu’elle sera encore là en mars, en avril…. trois siècles de civilisation, paf le chien, comme ça, en une fraction de seconde.

Et qui oserait prétendre que je délire ? Qui, hein ? C’est quoi son sujet s’il vous plaît, Madâââme ?

O-RAN-GEU

D’accord, blanc en macération pelliculaire avec si possible de l’amphore, mais surtout O-RAN-GEU, avec toutes les dérives permises pour sortir de la définition de base, bien sûr.

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Et moi, j’aime pas l’O-RAN-GEU

D’abord, c’est une bête couleur, encore un truc métissé.

Ensuite, parce que je suis daltonien, et que ça fait chier, la nuit, de devoir freiner comme un con, alors qu’on pourrait sportivement mettre plein gaz. (Je tiens à préciser à ce sujet, que, le jour, les daltoniens savent que c’est la lumière du milieu).

Parce que la seule tire orange que je n’ai jamais eue a passé la moitié de son existence dans les mains des garagistes avant de terminer sa carrière au milieu de l’autoroute en « s’éteignant complétement », oui, Madame, comme par hasard.

Parce qu’à Binche, quand j’étais djeune et pas très sous influence de l’Evian, toutes les oranges des Gilles étaient pour ma gueule.

Parce que Casimir, seule alternative de l’époque à Vader Abraham hante encore mes pires cauchemars. Et d’où il vient Casimir, hein ?

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Parce que Johan Cruyff fut et sera le seul sportif à se fringuer en orange qui puisse susciter mon intérêt. Les autres de ses compatriotes, je ne peux pas vraiment dire que je les apprécie… sur les routes ou ailleurs. D’ailleurs, ils me le rendent bien… La seule fois que j’ai cassé mon cochon pour aller en zamoureux me balader le long des canaux amstellodamois, c’était la Gay Pride locale… Plus d’un million de comiques dans les rues… et vous croyez qu’ils me l’auraient dit lors de la réservation ?  Et qu’est-ce qu’il y avait à cette Gay Pride ? Des Casimirs, des Vader Abraham, des espèces de Gilles (en tous cas pour les plumes)… même cru voir ma vieille golf orange revenue du Triangle des Bermudes (bon, d’accord, elle aussi, elle avait des plumes, maintenant).

En plus, les bataves, les hexagonaux les confondent tout le temps avec les Flamands, alors que le Flamand rose ou pas, il est sympathique, lui, à l’exception bien entendu de Bart de Wever.

Fucking Holland….

Bref… j'ai l'orange amère...

Quoique….

Il y a environ un an, j’ai été étonné de goûter dans la botte ces étranges nectars oranges pas venus d’ailleurs et qui étaient pas de l’Apérol, mais des vins et des vins qui arrivaient comme un raz de marée en provenance de la Slovénie, en passant par le Frioul voisin, avant de descendre jusqu’en Sicile sans oublier de marquer quelle qu’étape en Toscane ou en Piémont.

Re-bref, il semblait bien que nos amis ritals avaient, comme la renaissance, inventé quelque chose avant les français, le buzz des vins oranges. Et comme ils étaient vachement glou, ces breuvages, on s’est mis avec les brusseleirs à chercher à s’en dégotter tous azimuts, de ces machins. Ça tombe bien, ils coulent à flots à Bruxelles à des adresses comme Cantucci, Caffè al Dente, Unico…

Re-, re-bref, savez quoi, c’est la première fois qu’un thème orange m’excite à ce point, j’dis moi, parce que je suis le scribe, comprenez, moi et les autres dingos…

 

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Alors si l’on excepte le Champagne aux 7 cépages des Frères Laherte , descendu en lever de rideau et aussi bon qu’il convient pour trinquer en l’honneur d’un opuscule qui a de la tronche, … et si on excepte le dernier vin de la série, et bien, on a bu que des « vrais » oranges, même si certains l’étaient plus que d’autres.

Voici les 19 nominés….

Catégorie orange « sanguine »

Pour entamer la catégorie, le Pinot Grigio 2009, IGT Friuli-Venezia Giulia  de Dario Princic, qu’est pas que rouge à l’œil, en bouche et au nez, on dirait du rosé, acide, fruité, un poil lourd et laiteux quand même, mais de la planète d'où vient la Sand, certain que c’est du glou..

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Dans un registre coloré très semblable, il y a ensuite le Bianco 2009, IGT Sicilia de Lamoresca, un misto de vermentino et de roussanne qui n’a de blanc que son nom et qui, s’il n’avait pas sa petite finale poussiéreuse, nous aurait certes enchanté surtout par son nez floral à donf, plein de cardamone, et sa bouche juteuse, épicée, aux tanins de la planète Mars.

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On monte vraiment d’un cran avec le superbe Pinot Draga 2007 de Kmetija Stekar, plein de fraicheur avec des tanins très expressifs, un vin puissant qui en a des noyaux de cerise… C’est très buvable, précis et on en redemande ! Le Domaine Stekar, pour info, est à un jet de pierre de la frontière italienne, à 5 bornes de Dario Princic et pas loin de Brda en Slovénie, pays où il est né. Voili, voilou…

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On quitte pas vraiment la catégorie « sanguin » avec le Bianco 2010, Vino di Tavola di Piemonte de Trinchero, orange au nez, mandarine Napoléon et tabac en bouche… plein de tanins, sec, serré mais trop bon et gourmand … un apéro absolument idéal !

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Pour finir la catégorie en grande beauté, il y a l’OVNI absolu, le Champignon Magique 1999, Vin de Table de Pierre Beauger, frappa-dingue rhodanien qui a récolté cette chose mi-décembre. Riche, oxydatif, évolué, fromager au nez, rond voire sucré en bouche, ce vin est une vraie tuerie de fraicheur et de glou… sluuuurp !

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Catégorie orange « patiné »

Pour entamer cette nouvelle catégorie qui va faire trembler la Sand, un A Demua 2008, Vino di Tavola de la Cascina degli Olivi qui a... un nez de... lavette ? Ca, c’est le Sion qui le dit… Lavette, mon cul, oui ! Moi, je dis thé et tabac. Très vineux en bouche, un peu alcooleux, très tannique surtout, voilà un vin qui partage le groupe mais que j’aime beaucoup, perso…

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Retour ensuite à la Ketija Stekar avec son Re Piko, Letnik 2008. Il enchante avec son nez, fin, frais, très macédoine de fruit et thé. La bouche est intéressante, plus austère, avec des amers et des tanins prenants et une longueur pas kilométrique… mais, bien quand même!

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Candidat nominé suivant, Luna Blu 2009 IGT Toscana de la Fattoria di Caspri, une rareté absolue alsaco-toscane, fruit de l’innéfable Bertrand Habsiger. Si le pif est fermé, un poil pétroleur, y a aussi de la fleur et de la fraicheur. En bouche, acidité, fruit, rondeur s’en donnent à cœur joie (trop pour certains), le tout avec de la longueur et des amers classes ! Grand vin. Gastronomique à donf !

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Un petit chouchou des brusseleirs pour suivre, et, en fait, dans mon cas, ma première découverte de vin « orange » : le Bianco Spino 2010 IGT Toscana de Fonterenza à base de Trebbiano, Malvasia, Ravanese et Procanico. Son nez est superbe, complexe, avec de l’orange, de l’abricot, des amandes et des fruits frais et on se pâme devant cette belle bouche, équilibrée, tannique, fraiche, gourmande, bluffante, fondue… Yezzzz !

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Avec le Bianco Toscana 2011, IGT Toscana de Colombaia, on retrouve encore plus de finesse au nez, mais ici avec moins decomplexité. La bouche est par contre parfaite, pleine de buvabilité,avec une acidité et une salinité hyperprécises et de la longueur ! Un très beau misto de Trebbiano et Malvasia.

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Mais la palme d’or de la catégorie revient  à ce Bianco Trebez 2002, IGT  Friuli Venezia Giuila de Dario Princic. On yretrouve à nouveau l’orange dans les 3 sens : oeil, nez, bouche, bouche qui par sa structure fait vraiment penser à un vin rouge. Très frais et juteux, c'te pinard dégage une classe pas possible… tuerie devant !

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Catégorie orange « c’est un fait »

Honneur d’être seul dans sa catégorie, c’est la moindre des choses pour ce Rami 2011 IGT Sicilia de COS, un des “patrons » des vins « oranges », un des maîtres de l’amphore. Et qu’il est bon, le bougre, avec son nez splendide, pur, complexe, plein de thé et les superbes amers de sa bouche ou encore ses tanins complètement maîtrisés… La Classe !

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Catégorie orange « doré »

Ici aussi, une catégorie spéciale pour l’Ariento, Verrmentini di Maremma Toscane 2007, IGT Toscana de Massa Vecchia, maison porte-drapeau des grands vins vivants de Toscane. Le nez est classe, plein d’écorce d'oranger, floral aussi. La bouche est super équilibrée, pleine de thé et d’orange sanguine. Ce vin respire la rondeur précise, la belle buvabilité avec de la classe, probablement liée à ses magnifiques amers.

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Catégorie orange « Overnoy »

Avec son nez un peu austère, légèrement levuré mais aussi ses fleurs et ses fruits blancs, ce Chardonnay cuvée 2010 d’Overnoy envoie ! Avec une acidité magique, une grosse fraicheur, sans quitter cette austérité qui force le respect, ce vin, vivace long, joue dans une autre catégorie, celle des « grands », indéniablement.

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Catégorie orange « carrément jaune clair et brillant »

Pour entamer cette dernière grosse catégorie, le Paski 2010 de la Cantina Giardino en Campanie et à base de 100% Coda di Volpe. Si le nez pète joyeusement de fleur, bergamote, de pétrole et de citron, la bouche levurée, très bière, un peu pounk, écoeure. Dommage…

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On se rafraîchit nettement plus avec le Selves 2011 IGP Aveyron de Nicolas Carmarans, très fromager au pif mais qui est éclatant de fruit super frais en bouche, le tout emballé par une élégance indéniable de lièvre. Topeu !

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Mais il était dit, Mekthoub, que les deux stars de la soirée seraient les vins de la Principessa Elisabetta Foradori !

Le premier, le Manzoni Bianco 2010, IGT Vigneti delle Dolomiti est surprenant mais bluffant par son nez de fruits rouges, son floral aussi, mais surtout ses sensations pierreuses. Que dire de la bouche sinon qu’elle est à la fois équilibrée, serrée, tendue, très minérale, aérienne surtout, bref géniale !

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Quant à la Nosiola2010 IGT Vigneti delle Dolomiti , elle a mis tout le monde à genoux… Purée !!!! Nez complexe au floral sublime tout en balançant des agrumes citriques d’une fraicheur cristalline et puis pour la bouche, je livre juste les mots, saisis au vol : Terrible vin, plein, magnifique de fraicheur et salin, gras réinventé, une maitrise énorme, droit, pur, magique… Enorme n°1 !

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Catégorie orange hors-circuit

Voir court-circuit… parce que ce vin orange à l’œil mais pas « orange » dans sa philosophie , ce Château Pierre Bise « Les Rayelles » Coteaux du Layon Rochefort 1994 a tout, vraiment tout pour plaire, mais surtout du botrytis… du botrytis…. Et tant de champignon, c’est Ruude…Guliit. 

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Voiloù, nous on s’est bien marré avec ses vins souvent très buvables et qu’il faut boire, parce que le lendemain, ils sont plus éventés, souvent… Souvent plus orangés qu’à l’œil, souvent assez amers, souvent logiquement tanniques, ils représentent un vrai monde à eux seuls…

Un énorme merci à la petite Sand toute poudrée de zestes de nous avoir invités à cette découverte !

Pour sûr, ces vins ont de la TROOOONNNNNCHE !

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