Vins Libres

23 avril 2015

25 avril : Journée alsacienne de lancement de « Tronches de Vin 2 »

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Que ma passion insatiable de l’Alsace ai un poil contribué à ce que de nombreuses tronches vigneronnes locales apparaissent dans le deuxième volume de Tronches, certains le sous-entendent… mais ce n’est alors que simple justice et la liste n’est certainement, après deux volumes, pas exhaustive.

Et puis, comme souvent, à ceux qui lui montrent de la passion, l’Alsace le leur rend bien !

La preuve en est ce que Jean et Charly (cavistes au Fil du Vin Libre à Strasbourg) et les autorités culturelles de la ville capitale de l’Europe (si, si, c’est un bruxellois qui le dit), à travers le CEACC ont organisé pour célébrer l’opuscule de notre collectif de blogueurs !

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Au passage, impossible de me refuser à citer ce que les responsables de ce magnifique CEACC qui nous accueilleront ont réussi à dire en résumé du livre… :

Tronches de vin 2 est le deuxième tome d’un guide sans notes, sans classement, sans médailles. 120 portraits de vignerons authentiques, vrais, entiers, qui veulent transmettre ce que leur donne la terre, sans la détruire. Soucieux de ce qu’ils vont laisser à leurs enfants, à nos enfants. C’est un guide qui ne se prétend pas objectif, qui met en avant des rencontres, des échanges, en présentant la philosophie de chacun.

En plein dans le mille, as we say !

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Un grand coup de chapeau aussi à Jean Walch et son équipe qui a réuni autour de cet évènement une superbe brochette de tronches qui viendront faire déguster (avec possibilité d’achat) leurs récentes cuvées :

Pour l’Alsace : Antoine Kreydenweiss, Catherine Riss, Jean-Pierre Frick et Florian Beck-Hartweg
Pour le Jura: Jean-Baptiste Menigoz « Les Bottes Rouges »
Pour la Bourgogne: Emmanuel Giboulot
Pour la Loire: Moses Gaddouche et Pascal Potaire « Les Capriades »

Et d’autres petits coucous vignerons comme Patrick Meyer ne sont pas impossibles

Et puis, il y aura aussi de quoi équilibrer l’ingestion des divins liquides avec les Pizzas et Tartes flambées bios de Pizzamap, les pizzas des champs, ainsi que les huîtres de Stéphane le Mareyeur!

Tout cela aura lieu ce samedi 25 avril de 10H00 à 18H00 au Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines (CEACC).

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7, rue de l’Abreuvoir
67000 Strasbourg
TEL : (+33) 03 88 25 69 70
Web :
http://ceaac.org/

Une consigne de 5€ par verre sera mise en place pour les dégustations.

La journée se poursuivra avec un diner-vignerons au restaurant « A Bout de Soufre »

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Au menu :

Velouté d'asperges, et pointes d'asperge, tartine fraîche
Lomo de cochon noir Ibérique, jus corsé, légumes de printemps, ail des ours
Pommes et poires rôties, compotée de rhubarbe, craquant chocolat, réduction de vin rouge

Menu boissons non comprises : 39 euros
Formule boissons : 15 euros
Réservation impérative auprès du restaurant au +33 3 90 24 93 25

Adresse :
"A bout de soufre"
Rue de la Courtine - 67000 Strasbourg
Web :
www.aboutdesoufre.fr
Facebook :
https://www.facebook.com/aboutdesoufre

Organisateurs de l’évènement

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Au Fil du Vin Libre !

Quai des Bateliers, 26 - 67000 Strasbourg T
EL : +33 3 88 35 12
Horaires d'ouverture : lundi de 14h à 19h30 et du mardi au samedi de 10h à 19h30
Email : jean.aufilduvinlibre@orange.fr
Web : www.aufilduvinlibre-strasbourg.com
Facebook : https://www.facebook.com/AuFilDuVinLibre?fref=nf

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22 avril 2015

Les Liberterres...

… une histoire de rébellion contre les dérives de l'industrie agro-alimentaire Les Liberterres" suit le parcours de 4 paysans qui ont tourné le dos, définitivement, aux méthodes de l’agriculture conventionnelle. Rebelles et passionnés, ils sont des personnages émouvants et provocants, des histoires qui s’entrecroisent pour parler un seul langage : la terre libérée…  

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En cette journée de la Terre, permettez-moi de revenir sur une véritable émotion partagée hier lors de la projection en première du film « Les Liberterres », le film-documentaire de JEAN-CHRISTOPHE LAMY et PAUL-JEAN VRANKEN.

Pour voir le trailer du film, cliquez ici.

Je pense qu’on aurait pas pu choisir un meilleur film, aussi humain, aussi apolitique, aussi constructif pour mettre évidence la problématique de l’agriculture intensive qui nuit à la terre et à ses habitants, animaux et humains, tout comme pour suggérer de nouveaux horizons.
Et bien qu’il ne parle pas spécifiquement de vignerons, ce documentaire est pour le métier de la vigne un message très fort, un message complètement en phase avec les travaux de Lydia et Claude Bourguignon.

Car, c’est un fait évident, notre manière d’imaginer notre production alimentaire déconne pour de bon, et du coup, notre alimentation déconne…

Nous observons avec complaisance l'explosion de la consommation de viande de ces dernières décennies qui s’accompagne d’une surproduction de CO2, d’arrachage de forêts oxygénantes juste pour nourrir ces porteurs de protéines animales…
Alors que l’'image de la « vache dans le pré » se limite désormais aux races laitières sur des cartes postes, on s’esbaudit devant les formes de super héros d’un blanc bleu belge de compétition.

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Et malgré tous les scandales qui ont émaillé l’agriculture intensive moderne (vache folle, dioxine, viande chevaline), seule continuent à guider les marchés alimentaires la pression de la compétitivité et la chasse au prix le plus bas.
Ce prix-roi a remplacé la qualité et, en permanence, le système tire le niveau de plus en plus vers le bas. La standardisation qui accompagne cette politique débile, s’attaquant de front à son pire ennemi, la biodiversité, même nos paysages en sont aujourd’hui altérés et par là même, nos cultures et notre mode de vie.
Et pour compenser l’effet déprimant de cette standardisation du goût, les laboratoires de la chimie alimentaire rivalisent d’ingéniosité pour lancer sur le marché de nouveaux colorants, conservateurs et correcteurs de goût qui modifient lentement le fonctionnement de notre flore intestinale, qui altèrent notre notion du plaisir du goût, et, selon de nombreux scientifiques participent largement à l’épidémie de dépressions dans nos pays prétendument développés.

Entretemps l’objectif initialement poursuivi par ces pratiques, soit, enrayer la faim dans le monde, est un échec avéré.

Malgré l’absence de résultat, cette politique agro-industrielle épuise le potentiel vivant de la terre, particulièrement sa biomasse dont on estime, en Europe, avoir atteint une destruction proche des 80%.
Et comme on ignore presque tout de la durabilité de l’activité des pesticides, plus aucun scientifique n’ose encore s’aventurer à émettre une théorie faite d’un peu d’espoir quant à la capacité réelle de nos sols à retrouver la vie, naturellement.

Ces modèles industriels ont littéralement, lors des trente dernières années, arraché l’agriculture et la pêche des mains des paysans et des pêcheurs artisanaux qui travaillaient vis-à-vis d’une clientèle modéré avec des visées locales.

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Et pourtant les choses bougent… lentement mais sûrement. De nombreuses études et rapports montrent que les millions d'agriculteurs que compte notre terre peuvent encore, en accord avec la nature, largement répondre aux besoins alimentaires de notre planète en optant définitivement pour une production naturelle et une de consommation locale des aliments produits.

Cette vision d’une agriculture alternative est clairement aussi celle du film les Liberterres qui veut redonner de la fierté aux agriculteurs, qui en exerçant honorablement et éthiquement le métier, méritent intégralement le respect du consommateur.
Car la solution est claire, c’est le consommateur, par sa résistance qui doit réellement faire infléchir les pouvoirs publics à donner aux producteurs la chance de proposer une alimentation saine et naturellement goûteuse.
Il est donc bien de notre devoir de les aider à investir les moyens financiers pour leur permettre de nous offrir une production de produits de qualité élevée, de produits de terroirs respectueux de la tradition culturelle que nos ancêtres ont connus pendant des millénaires.
Cela commence par le choix de NOS aliments dans NOS assiettes et en militant activement :
 

  • Pour faire accepter un prix qui respecte une production qualitative des agriculteurs, des pêcheurs et de leurs collaborateurs,

  • Pour soutenir le respect de la biodiversité et la pérennité des biotopes et du paysage, ainsi que toutes les actions de refertilisation des sols,

  • Pour susciter le respect de la vie animale dans et autour des exploitations agricoles et marines,

  • Pour dénoncer l’usage prophylactique d’antibiotiques et faire limiter leur utilisation curative,

  • Pour combattre activement l’utilisation et la production d’organismes génétiquement modifiés et promouvoir à la place les espèces anciennes de graminées et de légumes.

  • Pour favoriser autant que possible la consommation d’aliments locaux et de saison,

  • Pour diffuser toutes les techniques qui diminuent la production de CO2 et l’usage d’énergies fossiles,

  • Pour qu’on investisse sur la qualité et le goût et en dénonçant la standardisation et les modificateurs de goût. 

Bref, comme les quatre agriculteurs rebelles de « Liberterres », mobilisons-nous, nous aussi, pour bâtir un nouveau marché, pour réapprécier les aliments issus d’une production traditionnelle saine, respectueux de l’agriculture bio et des chaines courtes, des aliments issus d’une agriculture humaine et non-industrielle, soucieuse de promouvoir des salaires permettant une agriculture équitable.  

Tout autant si plus que « Résistance naturelle », le film Les Liberterres est un vrai cri d’amour pour la sauvegarde de notre agriculture de vie et pour notre humanité. Faites-lui le meilleur accueil en l’achetant dès maintenant sur le site web dédié : www.lesliberterres.com.  

Ce texte est largement inspiré du texte-manifeste de Tom Smeets, président du Convivium Slow Food Metropolitan Brussels, a écrit en néerlandais pour militer pour une agriculure et une pêche respectueuses de la vie.

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15 avril 2015

Changement climatique

15 avril, 25°C annoncés.
T'es en vacances en Belgique profonde, la terre du milieu.

Tu te lèves tôt pour partir en bagnole à 8H00. Direction Costa Belgica !
Le temps de faire pisser les gosses et le reste, tu démarres à 9H00...
T'arrives à Ostende à 13 heures...
T'aurais été plus vite en vélo... sans les gosses....
Et oui, t'es pas le seul à avoir des idées à la con.

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A 13 heures, plus une place de libre dans une terrasse ou ailleurs, les moins cons ont pris le train...
Sont arrivés à 10H30, z'ont pris la place...
Les gosses ont faim, ils hurlent, t'es déjà à bout et ils ont pas encore vu la mer, cette mer verte, poisseuse, pleine d'écume, de pisse et le reste... De toutes manières, on s'en fout, elle est bien trop froide.
Ca, t'aurais pas dû le dire aux gosses, ils hurlent encore plus, il étaient putain de cool devant leur PS3.... sans tes idées débiles, Andouille !

Il est 14H30, après avoir cherché cinquante minutes une place à 5 euros de l'heure, t'as toujours pas bouffé, t'as à peine bu, la glace que t'as filé aux gosses leur fout mal au bide, trop froid, trop de sucre à jeun.

Tu craques, il est 15H00, tu veux pas rater ces oléoabrutis du PSG se faire atomiser, tu fais ton calcul, pour peu qu'un crétin se crashe à Gent Sint-Pieters, direction la terre du milieu, t'en as 5 heures pour le retour...
Tu décides de rentrer... les gosses n'hurlent plus, c'est différent, un son... inhumain... Tu souffres.

Avec l'essence, la glace de merde, le buscopan chez l'apothicaire, t'aurais pu payer une baby sit pour les emmener en forêt, les y perdre ou les noyer dans la piscine d'Uccle et toi aller te complaire dans un bar à vin naturels...
Mais... t'as pas... ta journée est foutue !
Et.. c'est pas fini... Pour te faire pardonner vis à vis de ta marmaille, faudra lui payer un cinéma cruche, et tu rateras quand même les débiles racistes du PSG se faire enfiler par les artistes hispaniques...

25°c en plein avril, tu les perçois maintenant les effets pervers du changement climatique ?

Ta femme, revenue du boulot, t'attends à la maison.... depuis 4 heures... ton portable est RIP depuis longtemps, tes gosses l'ont niqué pendant l'embout aller.
Elle te dit : "Alors, cette journée à la mer ? " 

SA seule question...

...

Alors, tu vas militer pour une agriculture durable, hein ?

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14 avril 2015

Insecticide, mon amour !

Vous êtes convaincu que manger « Slow Food » est à la fois positif en terme de goût et de qualité sanitaire et à la fois contribue à faire revivre des sols que l’agriculture industrielle avait vampirisés ; cela nous n’en doutons pas !
Mais quand vous accompagnez votre repas d’un vin, avez-vous le même réflexe vis-vis du contenant de cette bouteille qui accompagne votre assiette « vivante » ?
Avez-vous conscience que la majorité des vins est encore le fruit d’une des pires agricultures en termes d’usage de pesticides, d’engrais et d’ajout de produits correcteurs, au point qu’ils se présentent souvent à vous comme une encyclopédie de tous les composants indésirables que vous refusez pour votre alimentation ?
Certes, le bio existe et se développe de plus en plus en viticulture, mais vous, quand vous achetez une bouteille de CAVA à moins de 5 euros en grande surface, que pensez-vous avoir en main sinon l’équivalent d’une petite bombe de toxicité pour votre organisme ?

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Un récent documentaire autour des traitements sur la maladie de la flavescence dorée véhiculée par un petit insecte, la cicadelle, met en évidence les enjeux entre une viticulture propre, respectueuse de sa terre génitrice et une viticulture de traitements prophylactiques tout aussi aberrante que l’usage préventif d’antibiotiques. Un dociment

Ce reportage, Insecticide mon Amour, réalisé par Guillaume Baudin, est disponible en location (un euro/mois) sur le site web Montparnasse VOD à l’adresse suivante : http://www.montparnassevod.fr/movie/insecticide-mon-amour.

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Ce documentaire met, entre autres, en évidence le combat d’Emmanuel Giboulot en Bourgogne tout simplement en faveur du bon sens.
Et c’est toujours un plaisir d’y retrouver Lydia et Claude Bourguigon...
Après l’avoir visionné, vous ne verrez plus obligatoirement ces bouteilles de Cava à moins de 5 euros de la même façon…

Pour compléter votre information sur le sujet, n’hésitez pas à réécouter l’excellent document audio de France Inter que la RTBF a relayé très récemment, dans le cadre de l’émission « Les Docs du Printemps » sur le podcast suivant : http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=2007946&channel=lapremiere

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Question aussi de retrouver toute la verve d’Olivier Cousin, vigneron ligérien rebelle.

Et puis tout cela me rappelle un certain théâtre 140 en 1978 et un certain Ultravox...

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06 avril 2015

Au Marché Noir, des produits brillants !

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Décidément, ça bouge dans le Food à Bruxelles !

Après la vague Buvette, Neptune, Bouchéry, Max, Kamo, Les Filles, Gaspar, le Garage à Manger et le Comptoir des Galeries (liste non exhaustive) qui a mis au couvert des produits du jour, frais, bios en conservant le principe de proximité et en agrémentant le tout d’une belle fontaine de vins naturels, voici qu’un nouveau souffle semble bien se lever du côté de l’incontournable commune de Saint-Gilles en région bruxelloise.
Son nom, un original duo de djeunes le signe d’un M et N à la pointe du couteau de cuisine : AU MARCHE NOIR.

Et à l’heure ou je vous en parle, alors qu’on est encore à 15 jours de l’ouverture officielle, déjà beaucoup d’encre a coulé et on peut assurément parler d’énorme buzz médiatique qui regroupe déjà pas moins de 1370 mentions « j’aime » sur sa page Facebook et plus de 3000 inscrits à la soirée d’ouverture au point qu’on se demande comment au 36 de la Rue Adolphe Demeur, on va gérer cela le 30 avril dès 16H30 !

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Mais qu’est-ce qui fait que ce projet attire donc tous les regards ?
Qu’est-ce qui fait que le logo « Au Marché Noir » flotte déjà à ce point, tel un drapeau pirate, sur la ville de Bruxelles ?

A vrai dire une idée vraiment révolutionnaire, issue de la rencontre fortuite entre deux trentenaires au cursus et à l’activité professionnelle totalement différents, mais avec un but unique : créer un environnement de fooding avec des plats à emporter (ou non), mais des plats qui respectent à la fois la qualité et les exigences des grandes enseignes précitées tout en proposant des prix absolument, totalement, résolument hyperaccessibles, soit de 6 à 8 euros pour un repas végétarien (un de leur pilier principal), ou 10 à 12 euros quand un poisson ou une viande les accompagnent.
Et tant qu’on y est, accompagner tout ce bazar de vins naturels ou de bières bios aux mêmes exigences de prix. Tout cela, question de faire voler en éclats la frustration de nombreux amateurs de bons et beaux produits, pleinement calés dans l’esprit Slow Food, mais qui leur sont le plus souvent inaccessibles, la crise et ses effets sur le pouvoir d’achat faisant trop souvent de nous des mangeurs de merde forcés.

Vous avez dit « initiative citoyenne » ?

Voilà, le pitch étant jeté, passons au casting… un casting qui s’est rencontré il y a quelque mois à peine, par le hasard des annonces et du bouche à oreille, un casting d’où est issu spontanément une étincelle créatrice.

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Tout d’abord, c’est du moins dans cet ordre-là que les deux larrons se présentent, il y a Jérôme Hubert, cuisinier diplômé qui, après de nombreuses années à assumer tout le poids du travail en restauration, abandonne les casseroles pour la ferronnerie, faute de trouver le moyen de s’exprimer réellement.
Pendant ces années, il n’en abandonne pas moins les fourneaux pour ses amis, pour sa petite fille et surtout pour sa compagne végétarienne.
En sus de cette nouvelle voie de créativité dans le végétarien, Jérôme en profite aussi pour développer ses connaissances en termes de nutrition, de diététique mais surtout en termes de cuisine saine, ce qui l’amène inévitablement à se limiter aux aliments provenant de l’agriculture biologique, mais encore plus aux aliments de saison, des aliments locaux, traçables, issus de terroirs vivants dans notre petit pays.
Après avoir repris tant bien que mal la profession de cuisinier et retrouvé partiellement ses premières frustrations, il garde toutefois son énergie en attente d’un « signal » qui va venir de son binôme.

Ce binôme, le second à se présenter, Martin Ringlet, pour le nommer, lui, s’il a développé un intérêt personnel pour les mêmes guidelines que Jérôme, il vient d’un univers très différent et à des lieues des fourneaux : la communication.
Longtemps effectivement employé en com chez Atrium, une agence régionale de commerce, il va doucement prendre conscience lors de ses repas au restaurant de la frustration qu’on une majorité de gens face à la fois à des prix durs et face à un niveau de qualité trop moyen qui amène trop souvent les amoureux de choses bonnes et vivantes de manger… à la maison.
Les cours de cuisine, qu’il suit, entre autres, chez Tan, achèvent de le persuader qu’il y a quelque chose d’urgent à faire pour proposer de la belle gastronomie à tout un chacun.

Avec ces deux profils aussi complémentaires, pas étonnant que le courant passe très vite et que soient jetées avec beaucoup d’intelligence les fondations du Marché Noir, avec comme objectif final, dispenser aux prix ciblés une cuisine éthique, enthousiasmante qui regroupe tous leurs pôles d’intérêt précités, un objectif dont la solution de l’équation est la vente de plats variés, rapides, faciles et abordables pour le repas du soir, le projet se limitant actuellement à cette tranche horaire.

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Pour cela, en dehors de rénover et mettre en fonction des lieux qui leur permettent, sinon d’y attabler des légions, au moins de cuisiner pour répondre à la forte demande qui s’annonce, voilà le duo parti depuis des semaines à la chasse aux terroirs, à la chasse au « produit » qui tourne le dos à l’uniformisation et l’insipidité pauvre dispensée en cantine et en supermarché, un produit sans pesticides, sans engrais chimiques, sans OGM, directement sorti du champ de producteurs engagés, bienveillants, de confiance, à taille humaine, avec qui ils veulent développer une collaboration en circuit-court.
Pas étonnant de les voir trainer chez le fantastique Jean-Pierre De Leener et sa ferme bio au Pajottenland, pas étonnant de les croiser dans les meilleures manifestations de vins naturels et de tout ce qui se rapporte à la vraie cuisine vivante…
Une plateforme participative a elle-aussi été mise en place et a atteint largement ses objectifs de collecte, elle est consultable ici :  
http://www.kisskissbankbank.com/au-marche-noir-bruxelles.

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Pratiquement, dès le 3 mai 2015, du dimanche au vendredi, le Marché Noir proposera de 11h30 à 21h des plats du jour en édition limitée comme ses suggestions déjà travaillées pour l’occasion : boulettes veggie, spaghettis de courgette & coulis de poivron (7€), entrecôte de bœuf et ses frites de légumes (12€), cette dinde à la terrine de légumes et au riz sauvage (10€), maquereau, salade de haricots & orge perlé (11€).

En tous cas, nous, nous sommes tous réellement impatients de participer à ces fonds baptismaux naturels, le jeudi 30 avril jusqu’à petite heure, quitte à en oublier le brin de muguet du lendemain...
Et.. je ne serais pas étonné, d’ici là, de voir très prochainement Sophie Moens et Carlo de Pasquale se pencher sur cette affaire, si ce ne sont pas les « Pigeons » ertébéèffiens qui s’y mettent les premiers.

Paolo di Croce, un dirigeant de Slow Food International, voyant arriver, comme un lent tsunami, une révolution sociale presque inévitable, me disait son souhait de la voire exploser de manière pacifique, avec comme vecteur central, l’alimentation…
Et si cela commençait vraiment à Bruxelles en cette veille de premier mai 2015 ?

Coordonnées

Au Marché Noir
Avenue Adolphe Demeur, 36 (entre la place Van Meenen et la chaussée d'Alsemberg)
1060 Saint-Gilles
Web :
www.aumarchenoir.be
Mail :
aumarchenoir.bxl@gmail.com
Facebook :
https://www.facebook.com/aumarchenoir
Ouvert du dimanche au vendredi, de 11h30 à 21h.
Ouverture officielle le 30 avril 2015 à 16H30



Titulus, caviste et bar à vins vivants

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Baptiste Lardeux, Vivien Blot et Philippe Mesnier ont créé, voilà déjà plus de trois ans, Titulus, une cave à vins, une épicerie fine, un bar à vins, en fait, bien plus encore, car les possibilités d’y bien boire, d’y bien manger et de découvrir y sont infinies.
Une recette menée avec beaucoup d’intelligence et plus encore de passion, une recette qui se paie aujourd’hui par un énorme succès au point qu’il vaut mieux arriver très tôt aux nombreux évènements qu’ils organisent.

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Et pourtant, savaient-ils arrivés à la majorité légale, que leur futur serait fait de ce sympathique endroit de la chaussée de Wavre à Bruxelles, non loin du quartier de Matongé ?
Pas vraiment, probablement, mais les rencontres, l’amitié qui lie ce trio majoritairement français a fait que doucement, ils ont quitté leur pays natal, leurs professions et études initiales pour voguer vers ce monde qui les unissait, celui des vins naturels et de la bouffe, celle où le produit vivant est roi.

Et c’est d’ailleurs vers la bouffe que cette jeune association va d’abord s’intéresser en reprenant le très bien nommé restaurant « Le Tournant », à un jet de pierre de la cave actuelle, resto pour lequel leur dynamisme et leur modestie dans l’approche va leur amener un premier gros succès d’estime.
Mais rapidement, ils vont se rendre compte que leur vraie passion absolue, c’est le vin naturel, et leurs incessants voyages en France, en Italie, leurs stages de formation entre autres chez Lise et Bertrand Jousset, un de leur couple-vigneron fétiche, vont achever de les persuader qu’à la restauration classique, c’est bien l’esprit caviste-bar à vins qui est leur véritable destinée.

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L’aventure Titulus est donc née, elle va cohabiter au début avec celle du Tournant, le temps de laisser le moineau affirmer son plumage, compléter ainsi son offre, avant que les parts du restaurant soient cédés à un groupe d’amis dont ils sont restés très proches, dont la remarquable et remarquée sommelière Rachel Devresse.

Récemment, Un quatrième larron, Emilio, d’origine anversoise, est venu compléter l’équipe en place chez Titulus, principalement pour s’occuper de la communication.

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Et le nom me direz-vous ? Et bien, le « Titulus Pictus» est l’ancêtre romain de l’étiquette des bouteilles de vin. Il s’agit d’une sorte de cachet qu’on trouvait sur les amphores antiques et  qui renseignait sur l’origine et le cépage des vins contenus.

Mais reprenons les deux points forts des lieux : Intelligence et Passion...

L’intelligence, c’est former une équipe soudée qui peut se permettre de travailler sur des horaires lourds, le bar à vin étant ouvert six jours sur sept de midi à 22 heures (à l’exception du lundi où la plage horaire est plus serrée) avec la possibilité d’y manger à toute heure assiette charcuterie, fromage, produits de la mer, tartinables, et des produits plus spécifiques comme ces huitres qui s’annoncent le jeudi soir, et, avec pour tous ces produits, fraicheur, qualité et plaisir en label obligé.
C’est aussi de former une équipe suffisamment nombreuse que pour se permettre de continuer d’aller à la rencontre des vignerons dans leurs vignes tout e gardant la cave ouverte.

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C’est encore la volonté permanente d’organiser des évènements comme LEUR salon annuel des vins naturels (toujours un énorme succès de foule) ou encore des dégustations thématiques en soirée où le but est mieux faire connaître le monde du vin.
C’est enfin, quand l’entente est telle qu’elles est dans ce trio, de profiter des polarités intrinsèques de chacun pour étoffer la gamme de produits proposés dont plus de 100 références de vins, avec une grosse proportion de vins au verre.

 

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La passion, quant à elle, elle se ressent dans leur discours, dans l’aménagement lounge des lieux et surtout dans le choix de tous les produits, les vins en particuliers, chacun d’eux étant les représentants de vignerons qui ont une âme, une histoire, ce petit plus qui fait qu’on s’attache à eux comme à leurs cuvées, et, pour en citer quelques-uns : Les Jousset, les Landron, la Grange Tiphaine, Matthieu Cosme, Olivier Lemasson, Laurent Cazotte, Philippe Pacalet, Jean-Baptiste Sénat, le Domaine des Tournelles, le Domaine Zusslin, Eic Pfifferling, Hervé Souhaut, Savo Fotti et tant d’autres encore.

 

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Leur charte d’engagement est claire ; elle proclame la promotion de vignerons :

  • qui travaillent dans leurs vignes sans intrants chimiques et dans le respect de leur terroir
  • qui interviennent le moins possible sur leurs productions en menant une vinification sur la base des éléments naturels contenus dans les raisins.

Y-a-t-il vraiment lieu, dès lors, d’en dire plus ? Non assurément, parce que vous êtes déjà persuadés de l‘incontournabilité de l’endroit que ce soit à la lecture de ce « plaidoyer » ou, plus encore, parce que vous y êtes déjà passés et… restés.
En tous les cas, en plus de la nombreuse clientèle de particuliers des meilleurs tables de Bruxelles et de Belgique ont-elles-aussi compris que Titulus avait des références incontournables à mettre à leur carte !

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Coordonnées

Titulus
167A chaussée de Wavre
1050 Bruxelles (Ixelles)
TEL : +32 (0)2 512 98 30
Mail :
tituluspictus@gmail.com
Web :
www.titulus.be
Facebook :
https://www.facebook.com/titulus.pictus?fref=nf&pnref=story
Ouvert : le lundi de 17 à 20H30 et du mardi au samedi de 12 à 22H30
Fermé : le dimanche

23 mars 2015

Le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes SERA PUBLIE !

MERCI !!!

Il y a à peine 5 jours je vous parlais de cette très belle entreprise visant à rééditer une version remise à jour du Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes, le fabuleux livre chef d'oeuvre de l'ampélographe Pierre Galet.

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Et bien, grâce à votre générosité et surtout à votre confiance, l'objectif de récolter suffisament de précommandes du livre et des autres compléments a été atteint en 5 jours !

Toutefois, bien que l'objectif soit atteint, vous avez encore 7 à 30 jours pour bénéficier de tous ou certains des avantages offerts via la souscription en place sur la plate-forme Fundovino.com, plus exactement sur https://www.fundovino.com/fr/114-dictionnaire-encyclopedique-des-cepages-et-de-leurs-synonymes-de-pierre-galet.

Pour rappel, cette nouvelle édition comporte plus de de 1 200 pages et 3 000 photos, et ce sont près de 10 000 cépages du monde entier qui y sont répertoriés et analysés : bref, un travail unique et monumental.

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Je rappelle aussi que pour vous, habitants de BELGIQUE et de SUISSE, aucun supplément de frais de port ne vous sera comptabilisé. Pour cela, il vous faut obligatoirement choisir la « Contrepartie 4 » à droite de la page dédiée à cette souscription.

Une bien belle journée que ce 23 mars !

19 mars 2015

Tronches de Vin 2, ça se lit mais ça se déguste aussi !

Amis belges et Ch’nords, les occasions de vous faire dédicacer le sublime Tronches de Vin 2 ne vont pas manquer dans les prochaines semaines et cela toujours accompagné de bien belles quilles, cela va de soi !

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On commence par les établissements Basin et Marot qui déménage dans le sens pur du terme de deux maisons, soit du 90A au 88 rue du Page.
Pour l’occasion, et pour une dernière fois dans les anciennes installations au 90A, le taulier Jean-François Basin nous offre le samedi 28 mars de 11 à 19 heures pas moins de douze de ses « vignerons fétiches » qui l’accompagnent depuis l’aube des Ets Basin & Marot.
Ça sent la fête à plein nez du côté d’Ixelles et Tronches de Vin, toujours très bien représenté dans les étagères de ce pétillant caviste ne pouvait faire autrement que d’y être en chair (surtout) et en os, de 14 à 19 heures, et plus si affinités !

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Plus de détails, ici : www.basin-marot.be/#section-272
et ici : https://www.facebook.com/events/1380059178983302/

Adresse du jour :
Basin & Marot – Wines
Rue du Page, 90A
1050 Bruxelles

Le même week-end, et là, on parle bien de samedi 28 et dimanche 29 mars a lieu l’absolument incontournable Salon des Vignerons de Liège, salon qui déménage pour l’occasion en Cité Principautaire après avoir égayé de nombreuses années le pétillant village d’Olne.
Ce salon est indéniablement le pionnier du genre « naturel » en Belgique et une fois de plus, ce sont pas moins de 55 vignerons emblématiques dont 18 petits nouveaux qui ont répondus à l’appel de Julien Nemerlin et sa joyeuse équipe. Ca va pas déménager, ici, ça va déchirer grave !
Et puis, il y a cette conférence qui va en déplacer des chauds lapins et des coquines : "de l’incidence des vins naturels en situation de conflit et de leurs influences sur notre comportement sexuel", accompagné de vins plutôt coquins...
Clair que Tronches de Vins devait être aussi de la partie, ce qui sera bien le cas, mais seulement le dimanche 29, le représentant belgo-suisse des auteurs, malgré ses « réserves » hivernales de phoque, ne pouvant avoir accès au don d’ubiquité le samedi.

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Plus de détails ici : www.salondesvignerons.be
et ici : https://www.facebook.com/events/668051533248421/

Adresse des 2 jours :
Caserne Fonck
Outremeuse
Rue Ransonnet 2
4020 Liège

Troisième larron, nouveau dans le circuit des salons mais avec une organisation digne du « Soir », son grand quotidien organisateur, le Salon des Vins du Soir qui se tiendra dans les prestigieuses salles du Bota, à Bruxelles, les samedi 18 et dimanche 19 avril, toujours en 2015.
Derrière ce nouvel intervenant qui va faire du bruit, le sympathique duo Marc Vanel et Eric Boschman, animateurs haut en couleurs des Vins du Soir, mais aussi Vinogusto et la librairie Filigranes qui va sortir l’artillerie lourde pour l’occasion, sans parler des nombreux ateliers cuisine avec la présence remarquée de Carlo de Pasquale.
Bref ç a s’annonce très glou, miam et avec des bouquins en plus tout cela… et comme Tronches de Vin a eu l’honneur d’y être invité, on va pas refuser ça, hein !

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Plus de détail ici : www.salondesvinsdusoir.be

Adresse du jour :

Le Botanique
Rue Royale, 236
1210 Bruxelles

Cela s’est pour les salons, mais gageons que… ce n’est pas fini, loin de là !!!!

ET où les trouve-t-on ces fameuses Tronches de Vin 2
au Pays des Belges ?

Par ailleurs, à la demande générale, voici une première réponse pas obligatoirement exhaustive quant à savoir où les trouver nos Tronches deuxième édition. A noter qu’au fur et à mesure des prochains jours, on vous confirmera où il y aura des séances de dédicaces arrosées et pour sûr, y en aura !

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Allez hop, ze liste ! :

À Livre Ouvert

Rue Saint-Lambert, 116
1200 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 762 98 76
FAX : +32 (0)2 762 73 41
Web : www.alivreouvert.be
Mail : info@alivreouvert.be

Filigranes

Avenue des Arts, 39-42
1040 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 511 90 15
FAX : +32 (0)2 502 24 68
Web :www.filigranes.be

Graffiti

Chaussée de Bruxelles, 129-131
1410 Waterloo
TEL : +32 (0)2 354 57 96
FAX: +32 (0)2 354 48 81
Web : www.librairiegraffiti.be
Mail : info@librairiegraffiti.be

Joli Mai

Avenue Paul Dejaer, 29
1060 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 851 24 20
FAX : +32(0) 2 851 25 73
Web : https://jolimaiasbl.wordpress.com
Mail : infos.jolimai@gmail.com

Les Yeux Gourmands

Avenue Jean Volders, 64
1060 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 642 97 05
Web : www.lesyeuxgourmands.be
Mail : librairie@lesyeuxgourmands.be

Livre aux Trésors

Place Xavier-Neujean, 27A
4000 Liège
TEL/FAX : + 32 (0)4 250 38 46
Web : www.livreauxtresors.be
Mail : livreauxtresors@skynet.be

Papyrus

Rue Bas de la Place, 16
5000 Namur
TEL/FAX : +32 (0)81 22 14 21
Web : www.librairiepapyrus.be
Mail : info@librairiepapyrus.be

Pax

Place Cockerill, 4
4000 Liège
TEL : +32 (0)4 223 21 46
Web : www.librairiepax.be
Mail : librairiepax@skynet.be

Toqué

Rue du Marché, 3
5000 Namur
TEL/FAX : +32 (0)81 65 65 30
Web : www.lelibrairetoque.be
Mail : benoit@lelibrairetoque.be

Tropismes

Les Galerie Royales Saint-Hubert
Galerie des Princes 11
1000 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 512 88 52
FAX : +32 (0)2 514 48 24
Web : www.tropismes.com
Mail : info@tropismes.com

18 mars 2015

Le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes a besoin de vous !

Tout vrai passionné du vin a un jour croisé au moins le nom du renommé ampélographe Pierre Galet, les plus heureux ayant approché plus intensivement les travaux de cet homme qui, au cours de sa vie, a répertorié tous les cépages de France et du monde, permettant ainsi aux pépinières et aux viticulteurs de travailler avec des informations plus que fiables.
Ce travail s’est avéré essentiel  à différents aspects, que ce soit pour le développement des AOC ou pour la compréhension et le traitement des maladies de la vigne, et, il y a fort à penser que si nous buvons le vin « sain » que nous connaissons de nos jours, il y a un peu de Pierre Galet dedans.

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Un des chefs d’œuvre de cet ampélographe est sans nul doute le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes, ouvrage qui résume très bien à lui seul, l’entièreté du travail de tout une vie passionnée.
Cet ouvrage, paru initialement en l'an 2000 est hélas aujourd’hui totalement épuisé et plutôt que de tenter de le rééditer simplement comme tel, Pierre Galet, fringant jeune homme malgré ses 94 balais, a carrément décidé d'en remettre une couche et de le réactualiser entièrement en y ajoutant entre autres des mises à jour tant sur les statistiques que sur les dernières techniques de la science de l’ampélographie.

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Principalement, tout en décrivant avec minutie les différents cépages, le dictionnaire de Pierre galet indique tous leurs synonymes en reprenant aussi les noms régionaux. Il précise leur répartition géographique et propose une identification très claire.
Cette nouvelle édition qui comporte plus de de 1 200 pages et 3 000 photos, et ce sont près de 10 000 cépages du monde entier qui y sont répertoriés et analysés : bref, un travail unique et monumental qui s’avère une bible pour tous ceux dont l’intérêt du vin dépasse le cadre simple et unique d’une bouteille versée.

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MAIS, afin que ce projet puisse être mené totalement à son but, nous avons besoin de VOUS !

En effet, si l’ouvrage est achevé, il reste à le faire relire, le composer, le graver, l’imprimer, le distribuer et le promouvoir. Et cela dépend de vous, de nous tous.
Pour mener cette entreprise totalement à bien, une souscription a été mise en place à partir de la plate-forme Fundovino.com, plus exactement sur
https://www.fundovino.com/fr/114-dictionnaire-encyclopedique-des-cepages-et-de-leurs-synonymes-de-pierre-galet parce que, à 30 jours de l’échéance, il ne manque plus que 895 euros pour boucler totalement le dossier.

Après pas mal de tribulations, il a été convenu avec les responsables de l’édition que le prix de 85 euros proposé en souscription aux français ne sera pas modifié pour vous, habitants de BELGIQUE et de SUISSE, autrement dit, aucun supplément de frais de port ne vous sera comptabilisé.
Pour cela, il vous faudra choisir la « Contrepartie 4 » à droite de la page dédiée à cette souscription.

Alors... VRAIMENT, nous vous en prions, comme le disait le blogueur Vincent Pousson : foncez, vous ne pouvez pas ne pas en être!

Merci aussi au même Vincent pour ses illustrations que je lui ai aimablement piquées !

15 mars 2015

Grain Sensible : un livre d'Olivier Humbrecht

Il y a quelques années, alors qu’à travers les forums de vin, j’apprenais à communiquer en public avec une certaine violence comme un monde nouveau se forme en puissance et en fureur, j’ai tenu des propos assez durs vis-à-vis d’un vigneron dont  je ne doutais pas, en fait, de l’exemplarité.
Ces propos, de nature essentiellement économique, je continue à les assumer aujourd’hui, je n’en formule aucun regret sur le fond, mais ce que je regrette profondément, c’est de les avoir proférés à ce vigneron qui ne les méritait aucunement, ni dans ses actes, ni dans sa pensée.
Mais à ceux qui me connaissent et qui, du coup, pourraient penser que ce qui suit est donc quelconque acte de contrition, quel qu’acte rédempteur, je réponds... aucunement !
Si je veux parler aujourd’hui de « Grain Sensible », le livre d’Olivier Humbrecht aux Editions Tonnerre de l’Est, c'est tout simplement parce que cet ouvrage est absolument incontournable.

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La cinquantaine affirmée, Olivier Humbrecht a été élevé et siège toujours de manière incontestée au panthéon vivant des très grands vignerons de ce monde et plus certainement de l’Alsace, sa terre natale où, au domaine Zind-Humbrecht, il cultive 40 hectares des plus belles vignes du Haut-Rhin. Bien que passionné de et fasciné par la terre nourricière de ses vignes et par la complexité du trajet de vie de celles-ci, Olivier Humbrecht n’est pas, à proprement dit, un terrien dans l’image quelquefois trop simpliste qui peut être conféré à ce terme.
En effet, s’il assume aujourd’hui pleinement son rapport presque symbiotique avec le vivant de son domaine, il n’en reste pas moins grand polyglotte, fou de culture, de philosophie et de différence, ingénieur agronome, Master of Wine, président du Syndicat international des vignerons en bio-dynamie et président de la section «grands crus» de l'AVA (Association des viticulteurs d'Alsace).

Et il n’est pas impossible que j’oublie d’autres activités importantes dans cette liste. 

Mais clairement, ce qui lui attire le regard de tant d’amateurs passionnés du vin, c’est que durant les vingt dernières années, il a fait, dans le respect du travail de son père, du Domaine Zind-Humbrecht une expression des plus extraordinaires de la complexité richissime du terroir vinicole alsacien.

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Si le vigneron détruit totalement son sol, il n’aura plus qu’une solution : celle de la pharmacopée chimique, qui consiste à redonner à la plante tout ce qu’elle ne peut plus trouver dans le sol. Or, comme la plante assimile directement les sels minéraux par ses racines, le sol ne recouvre jamais la vie par les amendements qui lui sont faits. Il devient un fantôme, une abstraction, un support pour des êtres qui ne sont hélas que faussement vivants (Grain Sensible, page 29).

Par l’intermédiaire de la captivante maison d’édition Tonnerre de l’Est qui s’intéresse avec beaucoup de sensibilité aux acteurs de la bio-dynamie depuis maintenant 4 ans, Olivier Humbrecht devient aussi auteur dans son livre Grain Sensible et nous transporte avec son expérience et sa sensibilité à la rencontre du cycle de la vigne.
Il a particulièrement le bonheur de le faire sans militantisme outrancier et réussit avec beaucoup de justesse à nous communiquer des messages qui doivent au moins nous convaincre que plus qu’un autre élément issu de l'agriculture, la vigne est un témoin du contrat que la terre a signé avec l’homme.
Au-delà des nombreuses informations qu’il contient, qui seront nouvelles pour certains, confirmations pour d’autres, l’auteur nous livre un véritable hymne à la vie, à sa complexité, cette complexité ultime qui fait que tout ce qu’elle génère dans sa « naturalité » s’éloigne d’un produit fini, standardisé par une société agro-industrielle presque irréversiblement destructrice.
Le livre remet aussi à sa très juste place, l’élément crucial du cycle de la vigne qu’est la taille hivernale.

Dans ces limites étouffantes (générées par l’agriculture industrielle NDLA), le raisin souffre. Il ne peut souvent être sauvé que par la médecine œnologique : il ignorera la croissance et la patience, mais, entre engrais et levure artificielles, il connaîtra tous les médicaments qui sont à la vigne ceux des soins palliatifs. Sans jamais avoir été malade, le raisin aura été soigné tout au long de sa vie d’artifice. Raisin fantomatique, à la limite de l’inexistence, il donnera naissance à des vins éclatants de jeunesse, de fruit, de couleur, impressionnants pour qui ne peut déchiffrer tout mensonge, et qui se déliteront en quelques secondes, ou après quelques mois de bouteille (Grain Sensible, page 81).

Premier de « Ramifications », une nouvelle collection de livres chez Tonnerre de l’Est, plus sobre dans sa présentation et dans ses illustrations, et surtout, laissant pleinement la parole au vigneron, Grain Sensible s’avère être un véritable petit bijou se devant de figurer dans toute bibliothèque d’amateurs des vins vivants à côté des écrits de Lydia et Claude Bourguignon.
Dernière particularité du livre, celui-ci est proposé de manière égale dans les deux langues qui ont fait l’Alsace, le Français et l’Allemand, cette lanque dans laquelle l'auteur puise beaucoup de référençes, qu'elles se nomment Goethe, Steiner ou Maria Thun.

Pour se le procurer, dirigez-vous sur la page web dédiée de l’éditeur : http://www.editions-tonnerre-de-l-est.com/se-procurer-nos-livres/.

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Grain Sensible - Zarte Traube

Auteur : Olivier Humbrecht
Traduction allemande de Marguerite Gagneur
Illustrations d’Anne-Laure Moisan
Editions Tonnerre de l’Est
Prix : 21 euros
ISBN : 978-2-9540316-3-7

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03 mars 2015

Tronches de Vin 2 arrive le 13 mars 2015 !

Ne ratez pas l'invitation pour la première belge en fin d'article !

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Le frisson d'un premier livre....

Il y a à peu près deux ans, mon pote Antonin Iommi-Amunatgui, vindicateur-blogueur de l’année RVF, m’envoie un petit message FB pour savoir si je désire rejoindre l’équipe rédactionnelle du livre Tronches de Vin, en vue de s’attacher à la rédaction du volume deux.
Pas un boson de seconde, je n’ai réfléchi et c’est avec l’âme rêveuse et émue d’un enfant qui reçoit le cadeau de ses rêves que j’ai accepté.

Facile à comprendre mon émotion :

D’abord, les cinq auteurs du premier volume, Antonin, mais aussi Eva Robineau, Guillaume Nicolas-Brion, Philippe Rapiteau et Olivier « Olif » Grosjean étaient devenus, au fil des lectures et des libations partagées, des amis, des amis qui comptent, des amis à qui on tient, même si la différence d’âge était tangible entre les trois premiers et moi.

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Ensuite, parce que le livre était coédité par un duo féminin d’exception qui a toujours cru dans le projet : Sabine Bucquet des Editions de l’Epure (qui édite aussi et entre autres Michel Tolmer) et Marie Rocher, la fille de feu Jean-Paul rocher qui fut le premier à croire en ces Tronches...

Enfin et surtout, parce que tout ce qui se trouvait dans le premier volume rejoignait ce en quoi je crois aujourd’hui dans le Mondovino et qui fait battre à la chamade les ventricules de ma passion vinique.

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Et ces raisons, elles sont particulièrement bien résumées sur la fin de la préface de Jonathan Nossiter :

Pendant des décennies, le monde du vin a été pollué par des pseudo-journalistes qui construisaient des guides pseudo-objectifs, mais qui n’étaient en fait que des agents de marketing pour les plus grands cyniques du marché. La seule qualité qui les distinguait lunes des autres était la façon dont ils affichaient leurs ego.
A l’inverse, avec ce livre, on découvre six blogueurs libres, humbles, passionnés et désintéressé à tel point que les textes ne sont pas signés.
Finalement, les auteurs s’effacent derrière les vignerons. Ces artisans de la parole racontent l’enjeu des artisans de la vigne, qu’ils trouvent souvent aussi sympathiques que leurs vins.
Surtout, ils cherchent à recadrer le dialogue du vin là où il le faut : entre la culture et l’agriculture.

Tout est dit ou presque, tant il est vrai que ce livre n’est pas fait dans le but de nous flatter l’ego, mais bien pour saluer, remercier ces hommes et ces femmes de la terre qui ont accepté de gagner moins pour faire meilleur, qui ont pris de nombreux risques pour cela, mais qui en le faisant ont sauvé de l’industrie et du formatage une des plus belles conquêtes de l’homme, une conquête qui rappelle et appelle à la vie : la viticulture artisanale dans son sens le plus noble du terme.

Et n’espérez pas  de lire dans ce volume comme dans son prédécesseur un manifeste contre le soufre ou un psaume aux vins naturels, nous ne cherchons aucunement à sectariser les tronches que nous honorons, nous les avons simplement choisi parce qu’à travers leurs vins, quels qu’ils soient, il y avait un message d’espoir pour voir subsister une agriculture ancestrale et vivante.

N’espérez pas non plus trouver dans ce livre un recueil de cuvées incontournables, cela ne nous intéresse pas vraiment de vanter une cuvée qui nous plait à nous, parce que chacun de nous, autant que nous sommes, avons un goût différent et il ne sert à rien de l’imposer.

Par contre susciter en vous la rencontre avec ces vignerons d’exception, voilà notre but !

Tronches de Vin 2 sera dans toutes les bonnes librairies le vendredi 13 mars 2015. Il sera distribué en Belgique comme en France par les Belles Lettres.

Tronches de Vin 2, Le guide des vins qu’ont d’la gueule
Les Editions de l’Epure/Marie rocher
ISBN 978-2-35255-243-7
22 euros
Web : www.tronchesdevin.fr
Facebook : https://www.facebook.com/pages/Tronches-de-vin-le-guide-des-vins-quont-dla-gueule/368513133224562?fref=ts

INVITATION A LA PREMIERE BELGE !

Pour les nombreux amis belges lecteurs de ce blog, afin de célébrer ensemble cette sortie de Tronches de Vin, la merveilleuse famille Van Roy, rares brasseurs à avoir les honneurs de notre livre, nous font le plaisir de nous accueillir à la brasserie Cantillon dès 18H00 ce prochain jeudi 12 mars.

Ce sera pour moi l’occasion de vous mettre un graffiti sur le livre et/ou de vous le vendre, mais aussi et surtout de partager des cuvées absolument rares et magnifiques qui allient, comme dans le guide, le monde de la bière et du vin, puisque l’apport du fruit y est fait à partir de raisins de la vigne.

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Vous y êtes donc les bienvenus, aucun droit de participation ne vous sera demandé et, par le fait même, si vous connaissez des personnes que cette soirée pourrait intéresser, elles sont évidemment les bienvenues.

La seule chose que je vous demande est de me communiquer vos présences par retour de ce post ou à patrick@bottcher.be, question de pouvoir proposer de quoi vous sustenter en suffisance !

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Au plaisir de vous voir dans quelques jours pour partager ce moment !

Adresse du jour : Brasserie Cantillon
56 rue Gheude (Quartier Midi) 1
070 Bruxelles
Web :
www.cantillon.be
Facebook :
https://www.facebook.com/pages/Brasserie-Cantillon/110627652322553
Sur ce blog : http://www.vinslibres.net/archives/2015/02/05/31470518.html

AUTRES SEANCES DE DEDICACES BELGES OU PROCHES

Salon des Vins Nature en Nord : 7-8 mars 2015 à Seclin (Lille- France) - www.vinsnatureennord.com

Salon Basin & Marot : 28 mars à Bruxelles (Belgique) - www.basin-marot.be

Salon des Vignerons de Liège : 29 mars 2015 à Liège (Belgique) - www.salondesvignerons.be

Salon des Vins du Soir : 18 et 19 avril 2015 à Bruxelles (Belgique) - www.salondesvinsdusoir.be

02 mars 2015

Je suis un sale intellectuel du vin

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Ah, enfin un coup de gueule….. me direz-vous !

C’est vrai que ce blog doit vous paraître bien calme, tellement ces dernières semaines, je vous balade entre la sortie imminente de l’opus le plus important depuis la descente du Sinaï par Moïse, la promotion de salons divers et une forte propension (je vois ma moitié soudainement le regard fixé sur mon abdomen) à vous parler bouffe, ce dernier acte étant certainement le fait de très « mauvaises » fréquentations et d’un hiver qui ressemble enfin à un hiver et appelle à s’empiffrer bon et bien.
Cela dit, vous avez ainsi probablement échappé à quelques articles alliant le pinard au style bite, couille, nichon, c’est très en vogue pour le moment, y en a même qui en font des soirées « tous tout nu et nue », faisant ainsi ressurgir d’outre catacombe la notion d’orgie.
Vous voulez des orgieeeees ? J’ai rien contre, de fait, sauf que pour une fois qu’on l’a, cet hiver, z’auraient pu attendre le printemps avant de s’exfolier à tout va, faut pas s’étonner si la grippe est aussi à la mode.

Donc, un coup de gueule, enfin, pas vraiment, un vrai questionnement, si, si, je vous jure, parce que depuis hier, je suis complètement dépassé par ce que j’ai lu.

Alors, voilà, ça commence donc hier sur " La Passion du Vin ", le meilleur forum de vin version francophone, et sur un sujet lié à ma muse de la treille, Elisabetta Foradori.
Je tiens à préciser que les personnes à l’origine de mon questionnement sont loin d’être des trolls du Riedel, mais bien des dégustateurs passionnés et avertis.

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Dans le post qui me fait hérisser les poils même pubiens, on publie, sans trop en décrire le contexte, des appréciations très mitigées de dégustation sur le blanc Nosiola 2012 de la belle dame Foradori.
Quand je dis mitigé, il ne s’agit pas de mise en cause du vin pour ce qu’il est quand il ressemble à ce que sa génitrice a voulu en faire, mais bien de commentaires qui parlent de manque de tension, de vernis et de liège, sachant que de Liège, je n’apprécie vraiment que Sand et les Boulets.
Bref, clairement, notre ami le bouchon, même protégé d’une belle capsule cireuse, avait plus que probablement fait parler de lui.

Ça m’a hérissé toute mon abondance pilosité, parce que ceux qui publient cela oublient la puissance de référencement du forum LPV et oublient donc que pendant trois, quatre mois, à la googelisante question « Nosiola », crac, c’est un vin probablement bouchonné qui viendra répondre à la demande d’information.
Et moi, oui, ça me choque, mais ce doit être très personnel comme sentiment, Oliv, un de mes plus estimés et meilleurs potes sur ce forum, me rappelant que le but de celui-çi est de transmettre des informations et que parler d’un pinard liégeux en est bien une.

J’admets, je désaccorde, mais j’admets.

En fait, j’aurais très bien compris qu’on puisse controverser, façon dégustation, cette Nosiola, qui même quand elle tient sa meilleure forme, s’avère difficilement abordable à qui n’est pas rompu à la discipline des vins sudistes naturels. La faute, évidemment à la viticultrice, qui a choisi une forme de risque en voulant utiliser les amphores et la longue macération pour tenter de reproduire un vin ancestral à base d’un cépage local, un cépage difficile parce que peu acide et assez chargé en alcool et en gras quand il est variétalement vinifié.

Mais bref, voilà dans ce post, une véritable déclaration d’amour d’Elisabetta pour sa belle région montagneuse et ses coutumes réduite à presque néant suite à sa très probable destruction par un malodorant champignon.

Alors... tout cela n’est pas GRAVE. Non, c’est le commun tout à fait acceptable d’un forum de discussion. Mon questionnement n’intervient pas là, oh, que non !

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Il intervient précisément suite à plusieurs réactions similaires des fameux intervenants de qualité quant à l’implication humaine spécifique que j’utilisais pour justifier mon hérissement capillaire et plus particulièrement le fait de mettre du vigneron, du terroir, de la passion humaine et de l’histoire dans ce qui devrait rester un verre de vin pour … un verre de vin.
Bref, le tribunal de proférer la sentence que j’intellectualisais ainsi l’acte de boisson.

Je cite trois commentaires :

  • Mais s'il faut avoir un mode d'emploi pour apprécier un vin et avoir fait la connaissance du vigneron pour en comprendre le sens, cela échappe à mon attrait pour le vin : je ne peux ni ne veux aller jusque-là….
  • Le vin, ça se boit, ça doit rester au niveau de l'émotion (esthétique ou pas) et ne pas trop pénétrer les sphères de la réflexion….
  • Je trouve malgré tout que l'on boit trop avec sa tête quand même, non?

Le reste se trouve ici : http://lapassionduvin.com/phorum/read.php?42,659659,919332#msg-919332 , je le laisse à la libre appréciation de tous.

Et donc là, crac boum, mes mains se font moites, mon cerveau soudainement pesant et je pars dans un questionnement parce que, lisant cela, je tombe des nues d’autant que la dernière chose que je prétends c’est de détenir LA vérité.

Donc voilà que le fait de tenter d’expliquer pourquoi aborder un vin précis avec des pincettes, justifiant cela en parlant du complexe sol-vigneron-tradition est une perversion intellectuelle qui prive l’émotion.

Donc voilà que de pousser depuis cinq ans tout un chacun à la rencontre de l’humain, in situ, dans son vignoble avec ses passions pour mieux comprendre ses vins est une affreuse pénétration des sphères de la réflexion.

Donc voilà que relater deux journées passées avec un vigneron d’exception dans ses vins, ses actes et son humanité à boire joyeusement des coups relèverait de la branlette intello.

J’avoue, je reste pétrifié, sans voix…. Enfin jusqu’à maintenant et cela va certainement pas plaire.

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Parce que, putain de merde, que dire alors de cet acte qui vise à prendre un vin, à le faire tournoyer, façon œnologue, dans des verres aussi grand qu’un ballon de rugby, à y rechercher, tel un chromatographe en phase gazeuse quelque parfum perdu d’œillet blanc quand ce n’est pas et surtout traquer justement le dernier petit défaut possible, précisément au mépris de l’émotion et du plaisir ?

Faut-il vraiment, putain de merde, que des légions de dégustateurs, avertis ou non, se donnent le droit de passer au crible aromatique et textural tous les vins afin que ceux-ci puissent enfin recevoir l’adoubement qu’ils méritent, avec comme risque corollaire, le fait de stimuler les producteurs à faire trop propre et trop lisse au risque de se faire descendre en flèche ?

Mais où est donc l’intellectualisation, de fait, quand on transforme le fait de boire un vin en mode d’emploi pharmaceutique ?

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Où est donc l’émotion quand on a l’impression de voir ce jus de la treille l’objet de l’analyse post mortem d’un auditoire de futurs médecins légaux ?

Michel Tolmer et son Mimi, Fifi, Glou Glou n’aurait-il pas assez encore éveillé les esprits quant à toutes les dérives de l’intellectualisation non pas du vin mais bien de sa dégustation ?

Voilà mon questionnement, mais comme le disait MichouBichou, et comme la majorité le proclamera certainement sur LPV, je ne suis qu’un « Stupid Winetaster » auquel il faut maintenant ajouter la qualité de sale intellectuel.

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27 février 2015

La Piola, source d'identité calabraise

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Ce qui fait le charme et la particularité de nombreux italiens expatriés, c’est leur attachement intense à leurs traditions, à leur culture et à leur langue, non seulement vis-à-vis de leur pays d’origine, mais plus encore vis-à-vis de leur région, leur « Casa Mia », là où ils ont grandi auprès de la « Mamma ».

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Et comme en Italie tout ou pratiquement se fait en famille ou entre amis autour de la table, c’est dans la cuisine régionale que le plus souvent, les italiens expriment le mieux cet attachement.

Le très sympathique calabrais Andrea Leone ne déroge certainement pas à cette règle ; pour lui, la restauration et sa clientèle riment simplement avec le partage de son identité culinaire.

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Pour Andrea et son équipe, cette identité culinaire ne passe pas par une multitude de plats et une carte qui ressemble à un bottin téléphonique mais bien le traditionnel tableau noir avec la dizaine de propositions du jour où seule la qualité des ingrédients de saison est l’essentiel.

L’authenticité des goûts et parfums, est un aspect fondamental

Pour cela, en plus de la connaissance des meilleurs producteurs de Calabre que lui a léguée sa famille, Andrea, dans un soucis de démarche éthique, n’hésite pas à parcourir toute l’Italie à la recherche de petits producteurs respectueux de l’environnement et du terroir pour y rapporter des pâtes faites avec des farines ancestrales, la meilleure mozzarella di Bufala possibles et une superbe sélection de charcuteries et de fromages...

La cuisine est à la hauteur de cette qualité de produits et à l’image de l’individu, spontanée, généreuse, copieuse, même mais le plus important, dans la simplicité, tout comme est le cadre, fraichement rénové, pour permettre d’aller à l’essentiel avec une cuisine ouverte à l’entrée parce que, à la Piola, on veut tout partager.

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Et ce partage, quand le coup de feu du service s’apaise, il va très souvent se prolonger par une discussion avec le patron qui, l’œil brillant, aime à venir parler de son autre passion indéfectible : les vins, l’autre pilier de la cuisine italienne.
A ce propos, si à ses débuts, Andrea s’est tourné pour sa cave vers des références de qualités mais très classiques, aujourd’hui, l’effort est clairement mis sur les vins bios et naturels, comme ceux du superbe domaine Corte Sant’Alda dans le Veneto…. le terroir, à nouveau, s’exprime.

Il n’y a finalement qu’un bémol pour ce très bel endroit: avec sa localisation à 10 mètres de la mondaine Place du Châtelain, avec les prix super bas qui y sont pratiqués, il est absolument hors de question d’espérer de trouver une table entre 19h00 et 21h00 si on n’a pas réservé préalablement…. ou alors il faut accepter d’attendre, un ou deux Spritz à la main !

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Rien d’étonnant dans cet énorme succès, puisque le public a très vite compris qu’à l’opposé d’une pizzeria sans âme, à la Piola, c’est morceau de la vraie Italie qui est offert, l’Italie familiale et profonde qui n’apparait pas forcément dans les guides.

La Piola

Rue du Page, 2
1050 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 538 91 29
Web : www.lapiola.be

Ouvert du lundi au vendredi de 18H00 à 23H30 et le samedi non-stop de 12h00 à 23H30
Fermé le dimanche

Réservation plus que conseillée.

In Vino Veritas 2.0

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Un peu comme une épouse fidèle toujours à vos côtés, on peut dire que la Revue In Vino Veritas, IVV pour les intimes, a toujours été aux miens pour accompagner ma passion du vin, des vins et des vignerons. Toujours présente, oui, mais pas comme ces revues auxquelles nous sommes abonnés et qui s’empoussièrent quelquefois des semaines avant qu’on y jette un œil, que nenni, bien plutôt comme quand le dernier Astérix (époque Goscinny) ou Gaston Lagaffe arrivait à la maison et générait ce plaisir indescriptible et profond de l’excitation d’une nouvelle découverte.

La faute à une belle brochette de journalistes libres, pas assujettis au pouvoir du marché, et surtout de vrais passionnés avant d’être des pros… Des journalistes qui dès le début des années nonante n’ont pas hésité d’user et d’abuser de cet esprit d’ouverture que l’on découvre seulement aujourd’hui dans la RVF.  Assurément une jolie bande de gens qui comptent encore et toujours dans le « milieu » comme Arnould, Sokolow, Boschman, Charlier, Vanhellemont, Lalau, Devos, Marcil, van der Putt… que ceux que j’oublie me pardonnent.

La faute aussi à Philippe Stuyck et sa capacité de regrouper ces souvent fortes têtes en leur imposant une ligne éditoriale très rock’n’roll, suscitant l’ouverture et la liberté des mots et des goûts plutôt que censurant à tout va pour plaire aux généreux donateurs publicitaires. Cette publicité reste encore aujourd’hui nécessaire à l’échelle du petit royaume, car on ne peut vraisemblablement pas s’y permettre ce que le Rouge et le Blanc a réussi en France. Ce qui n’a jamais empêché non plus IVV de se tailler une grande part de respect dans le Mondovino hexagonal voire plus loin vers l’Hispanie, la Botte Céleste ou les nouveaux mondes du jus de treille.

Si l’âge et la maturité aidant, les trublions du fond de la classe se sont un peu calmé, le Pogo du début a été remplacé par de l’acquit et par un affinement de la plume. En fait, sans s’embourgeoiser, on peut dire qu’IVV, au fil des ans a évolué un peu comme nous…

Mais pourquoi donc parler de ceci aujourd’hui alors que depuis 5 ans de blog, j’aurais pu le faire ? Tout simplement parce qu’en terme d’évolution, ce 26 février 2015, une page de la revue IVV s’est tournée au sens propre comme au figuré : Exit la version papier, exit le copier/coller de cette version de jus d’arbre sur la toile, et arrivée d’un vrai site web qui permettra une diffusion « en continu » de l’information. Un choix de survie, aussi, probablement, mais un choix en adéquation avec la demande du public et la prise de conscience croissante de la défense du patrimoine vivant de notre terre.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat est à la hauteur des espérances, avec une présentation léchée, très web 2.0. Bien sûr on sent encore la gestation en cours de certaines rubriques mais tout cela devrait suivre assez vite. Et puis, dans son éditorial, l’animal Stuyck nous promet le retour de coups de gueule, façon première époque… on a hâte de lire ! Ah ben si, ça a déjà commencé dans ce même édito avec cette phrase tout sauf sibylline à l’encontre de mes collègues et moi-même : « Combien de sites, combien de blogs diffusent des infos viticoles? Combien sont crédibles ? L’excès d’informations tue l’information ! »

Bon, message reçu, mais n’étant pas sectaire quand il s’agit de l’info sauf si elle provient de chez bettane and co, je prendrai cela comme un défi qualitatif à relever, et ne peux et ne veux donc que souhaiter bonne route au rejeton afin de pouvoir continuer à apprécier et boire sans modération les textes de la joyeuse équipe.

Attention, ce site web évolue sous une nouvelle adresse : www.invinoveritas.be (Exit donc la particule « apic »).

16 février 2015

Accords Mets-Vins : le Civet de Lièvre

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 Accords Mets-Vins

Dans cette rubrique, retrouvez des accords met-vins réalisés avec le blog jumeau de Marie-France Thiery : « Une Cuillerée pour Papa ». Ils sont issus de défis que ous avons désormais l’habitude de nous donner, Marie France me proposant ses recettes alléchantes à assortir, alors que je lui propose de temps en temps un vin précis à accorder avec une recette.

Civet de lièvre

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Voici un nouveau défi d'accord met-vin lancé par Marie-France à qui je laisse comme d'hab la parole pour entamer les débats :  " Je cuisine peu souvent du gibier, car pas de chasseur à la maison. Mais quand par bonheur un ami m’en offre, je suis aux anges. C’est le cas avec le lièvre. Ne pas comparer le lièvre avec le lapin, la chair est totalement différente. Par sa couleur déjà – brune – qui prouve que l’on a bien affaire à un gibier. Et par sa saveur ensuite, plus goûteuse. A défaut de le cuisiner à la royale, une préparation dont je rêve depuis longtemps mais qui demande du temps et de la précision, j’ai opté pour un civet. J’adore ces plats d’hiver traditionnels qui mijotent et embaument la cuisine avec tous les parfums de la viande, légumes, aromates, sublimés par les arômes très tanniques du vin qui entre dans la composition."

Pour la recette et plus de détails, cliquez ici ! 

Ah…. le lièvre, je pense qu’inconsciemment, ce bel animal représente ce qui se fait de mieux pour accorder des vins rouges pour célébrer l’hiver.
C’est probablement, parce que ce noble gibier permet aux amateurs de sortir de cave les quilles de haut vol qui sommeillent dans l’attente d’une très grande occasion.
Et bien sûr, ce sera l’occasion pour tout un chacun de dégoupiller leurs meilleurs Côtes de Nuit, Châteauneuf du Pape, Bordeaux Grands Crus ou autres Barolos très classiques.
Tout en restant dans un certain classicisme (à l’exception d’une très grosse prise de risque), je vous propose 4 vins un peu moins classiques, certainement moins faciles à trouver mais qui, pour moi, sont des évidences sur le plat de Marie-France.

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Je commence  en douceur par l’Italie et le Tenuta di Valgiano 2007, un vin à base de Sangiovese 60 à 65%, le reste à part égales de Syrah et Merlot et de très faibles quantités des autres cépages autochtones qui rejoignent l’assemblage. Ce  vin est une petite merveille de très grande classe, issue de magnifiques vignes sur les hauteurs de Lucca en Toscane.
 Son nez s’exprime à la fois en intensité, élégance et raffinement avec des arômes de fruits noirs et rouges légèrement sanguins, des notes d’épices et de pierre. La bouche est ample, structurée avec beaucoup de fruit, des tanins mûrs et doux.

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Je monte ensuite d’un cran en puissance avec un Bordeaux, oui, mais un Bordeaux complètement atypique et mythique pour les amateurs de vins naturels : le Château Le Puy 2006 en Côtes de Francs 2006. Un vin atypique … parce qu’il est encore produit à l’ancienne, sans la moindre concession, sinon la biodynamie dont les propriétaires sont des fous furieux.
C’est un vin particulièrement salin, minéral que l’on découvre avec une splendide impression d’austérité et de finesse. Les tanins sont poudreux, souples et le tout ne manque pas de fruit, au contraire ! La longueur sur la finesse est effarante, mais le vin possède bien assez de structure que pour accompagner le lièvre.

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Pour les amateurs de vins plus capiteux avec une matière canon, j’ai un gros faible pour la Cuvée Majou de la la Coume Majou, le Côtes du Roussillon Villages 2009 de Luc Charlier qui résulte de l’assemblage des plus belles et anciennes vignes du domaine, majoritairement à base de grenache noir.
Si le style de la maison est clairement tout sauf un vin léger, sur le plat, il proposera beaucoup de profondeur et de complexité, avec un nez sur les fruits noirs et une bouche alliant fraicheur et densité effarante, sans toutefois que les tanins ne vous transpercent la gorge, au contraire.

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Et puis, il y a le risque, le très gros risque, mais mesuré dans ce cas tant est pratiquement introuvable le Vieux Savagnin Ouillé 2000 de Pierre Overnoy, un savagnin estampillé Arbois-Pupillin hors du temps, qui même s’il est plus destiné par évidence pour les fromages, m’a littéralement renversé d’émotion sur des plats de gibier.
 On ne résiste pas à ce nez de croûte pure, gourmande, envoûtante et, en bouche, à la conjonction de la puissance de l’acidité pure et tranchante avec le gras, la matière, les sensations de beurre salé, de caramel noble et toujours de cette impression de croquer de la croûte…
En fait, le risque est modéré, parce que ce vin est polymorphe, hors de toutes normes.

D'autres propositions ? Lachez-vous donc !

Et... bon appet !!!!