Vins Libres

20 mai 2015

Affaire du Herve au lait cru : un compromis est-il possible avec l'AFSCA ?

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Permettez-moi encore de revenir sur l’affaire du fromage de Herve de Monsieur Munnix et du désaccord qui l’oppose à l’AFSCA (Agence Fédérale (belge) pour la Sécurité de la Chaine alimentaire). Peut-être ce combat vous paraît très éloigné de l’objet de ce blog, et pourtant, il n’en est rien, car la volonté que poursuivent les grands lobbies agro-industriels de voir disparaître les dérivés de lait cru ne sont pas du tout éloignés de ceux qui ciblent émaillent le Mondovino.

Si donc je reviens vers vous, et qu’alors que je vous écris se joue l’avenir de l’exploitation de Monsieur Munnix à Herve, j’avoue avoir été un peu mal à l’aise de voir l’AFSCA vilipendée plus que nécessaire, entre autres sur la page Facebook de Slow Food Metropolitan Brussels, convivium dont je suis administrateur.

Je rappelle que ce que nous souhaitons, en tant que défenseurs militants du fromage de Herve au lait cru, un produit unique de l’artisanat agricole belge, c’est que l’AFSCA acceptent une situation de compromis d’une tolérance de 10 CFU de listeria/25 grammes à l’inverse de celle du zéro absolu, maintenant de rigueur. Pour rappel, il y a m^me pas trois ans, la tolérance était de 10 CFU/25 grammes (et même 20, précédemment).

Cette demande s’appuie sur le fait, premièrement, qu’à l’inverse de ce qui est défendu par l’AFSCA, l’Union Européenne conseille la tolérance zéro mais lui admet des exceptions justement pour les produits artisanaux, et deuxièmement, que selon des études publiées, entre autres par l’INRA, la présence de listeria dans des fromages à pâtes molles ou dures n’est pas pathogène (à des doses sous les 50CFU).
En effet, ces bactéries y voient leur pathogénicité, et en premier lieu, leur capacité à se multiplier, inhibée par la présence d’autres bactéries commensales et par la nature du milieu spécifique, à commencer le pH.
Un test coûteux (5000 euros) qui a démontré cela pour d’autres types de fromages en France, devrait être pratiqué très prochainement pour le Herve au lait cru, avec l’aide probable des pouvoirs communaux.
Ce test dit de « vieillissement accéléré » a prouvé, sur d’autres fromages au lait cru, que sur une période excédant la limite de leur consommation, la présence de listeria à des doses inférieures à 20 CFU/25 grammes ne parviendra pas à faire doubler sa population bactérienne sur la période considérée et donc, ne jamais, au grand jamais, dépasser la fameuse tolérance de 100 CFU/25 grammes que s’octroie la grande distribution.

Mais ce n’est pas parce que nous demandons à l’AFSCA un compromis pour cette situation précise que nous remettons en cause son existence et son droit d’exister et d’agir. Au contraire !

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La seule chose que j’aimerais envoyer comme message général  à l’AFSCA, c’est que si ses fondations sont bien la conséquence de la demande populaire, cette demande a été occasionnée par une des plus grosses crises alimentaires que la Belgique a connue, celle de la dioxine, au point d’en faire tomber un gouvernement.

Serais-je vraiment à ce point pernicieux de lui rappeler que cette affaire de dioxine ainsi les autres affaires du top 10 des grandes merdes récentes et médiatisées de l’agro-alimentaire européen sont toutes du fait de l’industrie, directement dans l’aliment proposé ou indirectement, via une intervention dans la chaine alimentaire ; je vous laisse juge des meilleures :

  • La vache folle (toute l’Europe)

  • Le lait maternel frelaté (affaire Sanlu – France)

  • Le poulet à la dioxine (Belgique – Allemagne – Pays-Bas)

  • Les graines germées à la bactérie E-Coli (Allemagne)

  • Les steaks hachés à la bactérie E.coli  (France)

  • La substitution par la viande de cheval

Et là-dedans, pas une trace d’un artisan au lait cru qui aurait flingué ne fusse qu’un de ses clients…

Alors, comme je suis certain qu’à l’AFSCA, il y a plein de gens très bien, je me permettrai de rappeler que l’ennemi est souvent celui qui fait le plus de bruit pour imposer sa vue économique et qu’en ce qui nous concerne, et depuis l’aube des temps, le lait cru a, au contraire, comme le prouve l’INRA, favorisé notre immunité et n’a pas éteint la race humaine.

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12 mai 2015

Les animaux malades du lait cru

Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Un fromage au lait cru! Quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Depuis quelques jours le patrimoine agricole belge est secoué en son sein le plus profond par une bien triste affaire au centre de laquelle se retrouve un fromage historiquement produit à base de lait cru.

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Et quelle tristesse d’entendre au journal télévisé de la RTBF, ce mardi midi, que José Munnix, un des deux producteurs de la région d’Herve persistant à garder vivante la tradition de ce fromage au lait cru, laisse tomber le gant, fin de cette année, las de ne pouvoir lutter contre des pouvoirs publics dont l’intolérance a eu raison de sa passion, son âge aussi ne lui permettant pas d’entamer une résistance que d’autre Emmanuel Giboulot a accepté dans le secteur du vin.

Comment en est-on arrivé là pour un fromage dont pourtant, le mouvement Slow Food avait fait une « Sentinelle », c.-à-d., avait ainsi reconnu son caractère unique et intimement lié à la culture et au patrimoine agricoles de notre pays, une reconnaissance bien plus forte qu’une AOC ou une AOP ?

Tout simplement par hygiénisme.
Plus les décennies passent, plus les nombreux scandales agro-alimentaires ont rendu le politique et les administrations qu’il nomme terrorisés par la plus petite aspérité qui pourrait éloigner un produit alimentaire d’un standard lissé, appliquant chaque jour un peu plus la tolérance zéro, rendant ainsi la vie impossible à une exploitation réellement artisanale et de petite taille.

Que les choses soient claires, pointer ici, dans la fermeture de la ferme Munnix, la seule responsabilité de l’AFSCA (Agence Fédérale (belge) pour la Sécurité de la Chaine Alimentaire) serait bien trop facile, l’agence ne faisant qu’appliquer la loi que le législateur dans sa paranoïa croissante a édictée.

Et le problème est bien là, cette paranoïa ambiante qui fait que là où la loi permet encore à la vente en grande surface un degré de contamination en listeria maximum de 100 unités/gramme, elle ne permet aujourd’hui plus de conserver et vendre un produit à la ferme contenant analytiquement 4 ou 5 unités/gramme sur la même échelle partant du principe prophylactique que rien ne dit que ce qui est dosé à 4 ou à 5 aujourd’hui ne dépassera pas les 100 un jour ou l’autre.
Et comme ni l’AFSCA, ni le producteur ne possèdent une boule de cristal pour infirmer ce doute, on préfère fermer les vannes et irrémédiablement condamner à mort ce type d’artisanat.

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Après on aura beau se retrancher derrière le bon sens, faire des enquêtes prouvant que José Munnix n’a jamais empoisonné personne, insister sur le fait qu’il ne vend ses produits qu’à la ferme, dans un univers qui restreint à son minimum l’impact de la chaîne alimentaire, on aura beau dire que si le lait cru et ses dérivés étaient toxiques, on serait tous morts depuis longtemps, ce sera toujours le principe de précaution qui sera gagnant à partir du moment où il engendre une responsabilité politique.

Parce qu’en vérité, le contrôleur de l’AFSCA, vous l’imaginez fouttre en l’air sa vie professionnelle par sympathie pour un patrimoine auquel il ne croit probablement plus depuis longtemps ?

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Tout cela est bien triste….

Mais le grand drame, tous les allergologues du monde vous le diront, c'est qu'à force de tout aseptiser autour de nous, nous nous fragilisons, nous devenons petit à petit incapables de lutter nous-mêmes.
Les allergies chez le bébé sont devenues épidémiologiques et la seule arme dont nous disposons aujourd’hui, c’est de traiter ces allergies de plus en plus lourdement, et surtout aseptiser toujours plus au fur et à mesure que notre immunité s’effondre.

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A force de vouloir tuer par hygiénisme toute diversité alimentaire, c’est en fait dans des bulles stériles que nous nous condamnons à terminer à long terme, si aujourd’hui, on ne secoue pas une fois pour toutes le cocotier politique de la peur ambiante.

Tout comme l’opinion publique a défendu Emmanuel Giboulot dans le cadre de l’affaire de la flavescence dorée en Bourgogne, nous pouvons par la pression populaire arrêter ce drame ou au moins le freiner, et nous pouvons redonner à José Munnix le courage de lutter pour préserver son activité.

Cela commence ce jeudi 14 mai, à la journée du fromage de Ciney… TOUS ENSEMBLE ?

José Munnix, n'abandonnez pas, vous êtes notre héros !

Signez aussi la pétition :  https://lapetition.be/en-ligne/Nous-vous-demandons-de-sauver-la-derniere-exploitation-fermiere-15719.html

Plus d'infos : http://www.televesdre.eu
Voir aussi le documentaire : "Ces fromages qu'on assassine" : http://www.montparnassevod.fr

Ferme Munnix
Rue de Maestricht, 122
4651 Battice
Belgique
TEL : +32 (0) 87 67 40 01
Web : http://fromageriemunnix.skyrock.com/

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08 mai 2015

Manifeste contre la peur, l'inconnu, manifeste pour le vin naturel

"Le vin naturel sera l'eau douce de nos révolutions (A. Iommi-Amunategui)..."

Comme à peu près tous les trimestres sur ce blog, il me faut revenir à nouveau sur le « vin naturel » et les débats passionnés qu’il soulève bien plus que ses défauts.
Oui, des défauts, la « nébuleuse » naturelle du jus de la treille en a, et même plus souvent que d’autres types de production du vin.
Aucun de ses adeptes n’a prétendu, ne prétend et ne prétendra le contraire, à l’exception, bien entendu d’une frange infime correspondant à une extrémité d’une courbe de gauss de la passion.
Mais, rien à faire, même si on parle ici d’un infime pourcentage de la viticulture, même si les tentatives de dialogue et de bien vivre « ensemble » se créent bien plus qu’avant, la « res natura » continue à susciter la tempête, et cela de plus en plus fréquemment.

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Un récent et incandescent exemple en date de cette fureur est le post du surnommé « Rosebud » dans le forum La Passion du Vin, un post titré « Salon rue 89 des vins natures, militants passionnés mais des vins déroutants et dénaturés » et qui fait référence à la visite de l’auteur au récent Salon Rue89 des vins de Paris, visite qui s’apparente à une adaptation vinique de la jungle de Deer Hunter ou autre Apocalypse Now.

Bien que le lien ci-dessus vous permettra de juger de l’entièreté de la prose de ce chevalier des vins droits, je ne résiste pas à vous en citer quelques extraits, qui vous l’avouerez, proférés pour une autre catégorie de vins seraient assimilés à des propos proches de la haine, d’autant que sans nommer le moindre vin ni domaine, ils s’attaquent à la fois au vin, mais aussi, et c’est plus relevant de ce type d’attaques, au vigneron :

… A part des échanges sympas et intéressants autour de cigarettes ce fut une perte de temps (quelque 5 heures sur place) et de gouts. Une forte déception, une grande amertume et acidité de voir tant de moyens déployés pour de si faibles rendus qualitatifs…
… Si des blancs furent corrects pour certains, les rouges furent en grande majorité impossibles, troubles, déséquilibrés, non structurés, simplistes ou alcooleux, trop solaires, oxydatifs...
Tous se ressemblant plus ou moins d’une région l’autre. Beaucoup assommés par un élevage marquant et suspect, pour masquer certains raisins?
Mais où certains ont-ils appris à vinifier?
Certains devraient prendre des cours du soir ou de rattrapage sur internet…

Le sommet du genre étant «assommés par un élevage marquant et suspect », parce que là, j’avoue que, par rapport à d’autres prestigieuses manifestations comme le Grand Tasting, j’ai du mal à comprendre où, à Rue89, ces vins furent aussi nombreux, mais cinq années de sévices au naturel ont dû certainement provoquer sur mes papilles des nécroses aux retombées irréversibles.
Comme quoi, quand on n’aime pas ou ne veut pas aimer, on peut tout reprocher, tout et son contraire !

La seule éclaircie du post concerne une bière que je présentais à ce salon, soit une Jambe de Bois de la Brasserie de la Senne à Bruxelles, et je vous avoue en être bien marri, car ceux qui connaissent mon caractère sanguin imaginent bien que vis-à-vis de ce Monsieur, le gosier n’était probablement pas la destination idéale.

Je sais, dans ce cas, comme dans nombreux autres, il faudrait laisser couler…

Mais, rien à faire, il faut que je (re)prenne la plume, car cela fait maintenant trois jours, que, de retour du salon précité, cette attaque en règle n’a de cesse de me faire réfléchir au pourquoi de tant de virulence si souvent rencontrée alors que nous parlons bien ici de 3% du monde vinique en terme de superficie, alors qu’en terme de cols, cela doit ressembler à une aiguille dans une botte de foin.

En fait, deux raisons à cela, je pense :

La première, c’est que ces vins sont bien plus médiatisés que ce qu’ils ont de poids, et que cette médiatisation leur confère une telle notion alternative qu’ils génèrent beaucoup trop d’excès, comme une présence effectivement trop forte dans un milieu surtout parisien où le jus n’est hélas qu’un prétexte d’auto-mise en alternative, qui va souvent à l’aveuglement de proclamer irrésistible un vin bourré de défauts.
Cette attitude caricaturale, je la combats chaque jour, bien plus que vous, Monsieur Rosebud, parce que c’est précisément elle qui porte le plus atteinte à un monde de vignerons qui n’en demandait pas tant, loin s’en faut.

La seconde raison, qui découle des nombreux salons, livres et reportages des récents mois, c’est que la nébuleuse des Vins Naturels fait peur, cette fameuse « peur de l’autre » qui fait systématiquement réagir la majorité en espèce menacée par ces différences qui dérangent.
Et probablement qu’ils n’ont pas tout à fait tort, car ce mouvement est bien en train d’égratigner l’image de leur oenophilie confortable, même si, de fait, la dernière chose que désire le microcosme des vins naturels, c’est de rentrer en guerre pour devenir calife à la place du calife.

Parmi ce qui fait la différence, la plus grande part restera toujours socialement la peur de l’inconnu.

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Permettez-moi à ce stade, une digression que je sais que certains trouveront malheureuse : Quand nos pays connurent leurs premières vagues d’immigration africaine, elles ne dérangeaient strictement personne parce qu’elle se limitait, au royaume du plein emploi, à 100 pieds sous terre dans les mines ou autre enlèvement des ordures.
Bref, on ne la voyait pas. Mais du jour où ces frimousses basanées ont montré leur nez, la peur pointa vite son nez, cette peur qui s’appuie sur la méconnaissance absolue de l’autre, j’entends par là, de tout ce qui entoure « l’autre » et qui se fait jour.

Quand Overnoy, Lapierre, Chauvet, Bellotti, Frick et autres compères ont lancé il y a déjà tant d’années la notion de vin naturel, ils ne dérangeaient non plus personne…

Digression, certes, malheureuse peut-être, mais pourtant qui colle si bien au modèle, à l’image du vin naturel, d’autant que ce dernier n’a, à ce jour, même pas de définition réelle. Et c’est probablement là que le bât blesse le plus, sans définition, trop « nébuleux » comme je le caricaturais plus haut, l’inconnu est pris carrément pour une forme de peste à combattre avec la plus grande véhémence.

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J’en étais là de mes réflexions quand, hier soir, la fatigue des jours intenses du salon Rue89 passant, je me suis attaqué au courageux opuscule d’Antonin Iommi-Aminategui, « Manifeste pour le Vin Naturel », « manifeste » où le grand communicateur et désormais bloggeur RVF de l’année (No Wine is Innocent) qu’est notre Vindicateur réussit avec beaucoup de brio à dresser un état des lieux du vin qu’il défend, allant même jusqu’à le définir.

Ce « livre-essai » réussit en effet, sans la moindre trace de véhémence, à dresser un portrait objectif du vin naturel et surtout de le replacer à l’endroit qu’il se doit d’occuper, une TAZ ou « Temporary Autonomous Zone » alimentaire dont la raison d’existence est plus que probablement, de la part des vignerons qui en sont « coupables », une volonté de contre-culture.

Et j’avoue adhérer totalement à ces écrits d’autant que cette contre-culture va exactement dans le même sens que celle qui, au niveau « solide », motive le mouvement Slow Food, cette contre-culture qui fait que la destruction du système par un schéma révolutionnaire classique n’est plus un préalable à l’établissement d’une société idéale, alors qu’au contraire, les alternatives dans le réel et le présent ont la capacité, par la preuve de leur viabilité, de révéler les contradictions de l’ordre établi et de le faire vaciller. Ces propos de Steven Jezo-Vannier que cite Antonin dans son ouvrage collent très bien à la peau du vin naturel. Ils sont le préalable absolu à l’ébauche de toute définition du mouvement et expliquent parfaitement l’émergence de la virulence des réactions à son encontre, tout comme si le vin naturel devait être soudainement combattu à la façon d’Ebola… parce que le vin classique, que le « naturel » met en réflexion sans le combattre, se sent soudainement désemparé et préfère dès lors la confrontation en règle.

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Antonin Iommi-Amunategui

Je convie donc tout un chacun, Monsieur Rosebud compris à se procurer le « Manifeste » en cause, tant, au-delà du vin lui-même, en moins de 20 pages, il apporte une réflexion très juste sur ce que représente notre avenir alimentaire et donc… social.

Il apporte aussi beaucoup de paroles apaisées et apaisantes de vignerons, bloggeurs, écrivains qui n’ont pas commencé hier, avec le vin naturel, et qui, jamais, à l’instar des sieurs Overnoy, Puzelat, Feiring et Grosjean n’ont induit dans leur passion quelque fureur que ce soit, au contraire, seule  la joie de vivre, dans la communauté festive, a été leur manifeste d’existence.

Un nouvel ouvrage, incontournable, donc !

Manifeste pour le Vin Naturel
Antonin Iommi-Amunategui
Les Editions de l’Epure-Marie Rocher
ISBN -978-2-35255-219-2
Prix : 7 euros
Actuellement uniquement disponible sur
www.epure-editions.com et sur évènements.
Disponible dans toutes les bonnes librairies dès le 24 août 2015 !

28 avril 2015

Et maintenant... Slow Food !

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Toutes les choses évoluent dans la vie, avec souvent, comme ligne de force, une direction à l’origine insoupçonnée mais qui s’avère au fil du temps une évidence.
Après 20 années de passion vinique, usé de voir les choses profondes liées au vin (vigneron, histoire, terroir, combats) trop souvent supplantées par une forme de technicité de dégustation qui transforme les amateurs de jus de treille en chromatographes en phase liquides à la limite de la masturbation intellectuelle, je me suis doucement éloigné de ce milieu pour créer ce blog.
Initialement appelé « Monomaniaquement Alsace » par affinité pour cette région du roi riesling que j’adore toujours, il porte aujourd’hui le nom de « Vins Libres » pour célébrer « librement » tous les vignerons de France, d’Italie et d'ailleurs, qui à travers leurs vins, leur parcours et leur humanité ne cessent de m’émouvoir les papilles un peu, le cœur, surtout.

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Ensuite, les choses se sont enchaînées un peu logiquement mais avec la force d’une boule de neige qui dévale une longue pente de belle poudreuse… : une collaboration pour diffuser le Rouge et le Blanc, quelques articles dans la Gazzetta du Caffè al Dente et dans la revue Pietre Colorate, plusieurs clubs de vins jouissifs dont les Vendredis du Vin et les vieilles Copines, et enfin mais surtout l’aboutissement de cette route sous forme de la réalisation de deux rêves : le livre collaboratif Tronches de Vin 2 et le salon Vini, Birre, Ribelli.

On me l’aurait dit, il y a deux ans que je ne l’aurais pas cru… mais voilà, c’est chose faite et, en plus, ces aventures sont lancées dans la continuité, parce que d’autres livres suivront et que le salon verra sa seconde édition en novembre de cette année 2015.

Un aboutissement définitif…? Non, pas vraiment !

Au fil de l’évolution de ma passion, de mes rencontres, de mes amitiés, l’évidence trop souvent boudée des medias français que la bonne chère est strictement indissociable du bon vin, a fait que le besoin de dégoupiller des quilles juteuses, festives et surtout SAINES me rapprochait de plus en plus d’une nourriture au diapason, à travers de nombreux restos qui m’ont ému et que j’ai souvent relayé ici, mais plus encore par le besoin de retrouver et de partager chaque ces aliments et ses vins éthiquement respectueux de la nature, de l’homme, de notre santé et de notre plaisir de retrouver des goûts authentiques.

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Tout cela mis en ensemble comme un puzzle qui s’est assemblé sans plan d’origine fait qu’aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’il faudra désormais ajouter au tableau l’administration du Slow Food Metropolitan Brussels, le nouveau Convivium de « l’Escargot qui régale sainement » et qui va tenter avec énergie de faire partager à la grande communauté urbaine de et autour de Bruxelles ces aliments et ces vins authentiques.

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Pour cela, j’ai donc rejoint une équipe joyeuse en couleurs d’origines, de passions, d’activités professionnelles, une variété qui devrait bien faire notre force de persuasion. Et ces braves gens, les voici donc :

  • Tom Smeets, notre Président, un néerlandais très actif dans le tissu socio-économique et associatif bruxellois,
  • Jean-Pierre De Leener, maraicher belge et bio à Sint-Pieters-Leeuw dans la périphérie bruxelloise où incarne le symbole de l’engagement pour une agriculture biologique, respectable du terroir local,
  • Magdalena Wawrzonkowska, notre Vice-Présidente, polonaise, active au niveau de l'Union Européenne, passionnée de communication (son métier) et de nourriture,
  • Marta Messa, notre Secrétaire, une italienne, originaire de Bra, qui a rejoint les rangs de Slow Food International pour qui elle exerce aujourd’hui le rôle d’Officier de Liaison à Bruxelles, 
  • Jean Hummler, notre Trésorier, un français qui gère avec brio dans l’esprit Slow Food les fabuleux Moeder Lambic à Bruxelles,
  • Philippe Renoux, lui aussi français, mais surtout un des plus authentiques et truculents chefs de la capitale qui nous émeut avec ses produits vrais et sa cuisine empreinte de ses origines perpignanaises.

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Tom Smeets

Avec cette légion multipolaire, nous voulons surtout créer un espace de convivialité alimentaire et pour cela, nous avons besoin de VOUS, par votre écoute, votre confiance, votre participation active et vos idées car nous voulons construire sans diriger !

Alors si l’aventure vous tente, il y a déjà plusieurs possibilités qui s’offrent à vous :

Alors, vraiment, de tout cœur, c’est avec impatience qu’avec toute notre équipe, nous vous attendons pour faire une révolution pacifique, une révolution qui comme l’a dit Paolo Di Croce, un dirigeant de Slow Food International, voyant arriver, comme un lent tsunami, une révolution sociale presque inévitable, serait une manière de la faire exploser dans la douceur, avec, comme vecteur central, l’alimentation…

Patrick

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23 avril 2015

25 avril : Journée alsacienne de lancement de « Tronches de Vin 2 »

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Que ma passion insatiable de l’Alsace ai un poil contribué à ce que de nombreuses tronches vigneronnes locales apparaissent dans le deuxième volume de Tronches, certains le sous-entendent… mais ce n’est alors que simple justice et la liste n’est certainement, après deux volumes, pas exhaustive.

Et puis, comme souvent, à ceux qui lui montrent de la passion, l’Alsace le leur rend bien !

La preuve en est ce que Jean et Charly (cavistes au Fil du Vin Libre à Strasbourg) et les autorités culturelles de la ville capitale de l’Europe (si, si, c’est un bruxellois qui le dit), à travers le CEACC ont organisé pour célébrer l’opuscule de notre collectif de blogueurs !

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Au passage, impossible de me refuser à citer ce que les responsables de ce magnifique CEACC qui nous accueilleront ont réussi à dire en résumé du livre… :

Tronches de vin 2 est le deuxième tome d’un guide sans notes, sans classement, sans médailles. 120 portraits de vignerons authentiques, vrais, entiers, qui veulent transmettre ce que leur donne la terre, sans la détruire. Soucieux de ce qu’ils vont laisser à leurs enfants, à nos enfants. C’est un guide qui ne se prétend pas objectif, qui met en avant des rencontres, des échanges, en présentant la philosophie de chacun.

En plein dans le mille, as we say !

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Un grand coup de chapeau aussi à Jean Walch et son équipe qui a réuni autour de cet évènement une superbe brochette de tronches qui viendront faire déguster (avec possibilité d’achat) leurs récentes cuvées :

Pour l’Alsace : Antoine Kreydenweiss, Catherine Riss, Jean-Pierre Frick et Florian Beck-Hartweg
Pour le Jura: Jean-Baptiste Menigoz « Les Bottes Rouges »
Pour la Bourgogne: Emmanuel Giboulot
Pour la Loire: Moses Gaddouche et Pascal Potaire « Les Capriades »

Et d’autres petits coucous vignerons comme Patrick Meyer ne sont pas impossibles

Et puis, il y aura aussi de quoi équilibrer l’ingestion des divins liquides avec les Pizzas et Tartes flambées bios de Pizzamap, les pizzas des champs, ainsi que les huîtres de Stéphane le Mareyeur!

Tout cela aura lieu ce samedi 25 avril de 10H00 à 18H00 au Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines (CEACC).

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7, rue de l’Abreuvoir
67000 Strasbourg
TEL : (+33) 03 88 25 69 70
Web :
http://ceaac.org/

Une consigne de 5€ par verre sera mise en place pour les dégustations.

La journée se poursuivra avec un diner-vignerons au restaurant « A Bout de Soufre »

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Au menu :

Velouté d'asperges, et pointes d'asperge, tartine fraîche
Lomo de cochon noir Ibérique, jus corsé, légumes de printemps, ail des ours
Pommes et poires rôties, compotée de rhubarbe, craquant chocolat, réduction de vin rouge

Menu boissons non comprises : 39 euros
Formule boissons : 15 euros
Réservation impérative auprès du restaurant au +33 3 90 24 93 25

Adresse :
"A bout de soufre"
Rue de la Courtine - 67000 Strasbourg
Web :
www.aboutdesoufre.fr
Facebook :
https://www.facebook.com/aboutdesoufre

Organisateurs de l’évènement

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Au Fil du Vin Libre !

Quai des Bateliers, 26 - 67000 Strasbourg T
EL : +33 3 88 35 12
Horaires d'ouverture : lundi de 14h à 19h30 et du mardi au samedi de 10h à 19h30
Email : jean.aufilduvinlibre@orange.fr
Web : www.aufilduvinlibre-strasbourg.com
Facebook : https://www.facebook.com/AuFilDuVinLibre?fref=nf

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22 avril 2015

Les Liberterres...

… une histoire de rébellion contre les dérives de l'industrie agro-alimentaire Les Liberterres" suit le parcours de 4 paysans qui ont tourné le dos, définitivement, aux méthodes de l’agriculture conventionnelle. Rebelles et passionnés, ils sont des personnages émouvants et provocants, des histoires qui s’entrecroisent pour parler un seul langage : la terre libérée…  

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En cette journée de la Terre, permettez-moi de revenir sur une véritable émotion partagée hier lors de la projection en première du film « Les Liberterres », le film-documentaire de JEAN-CHRISTOPHE LAMY et PAUL-JEAN VRANKEN.

Pour voir le trailer du film, cliquez ici.

Je pense qu’on aurait pas pu choisir un meilleur film, aussi humain, aussi apolitique, aussi constructif pour mettre évidence la problématique de l’agriculture intensive qui nuit à la terre et à ses habitants, animaux et humains, tout comme pour suggérer de nouveaux horizons.
Et bien qu’il ne parle pas spécifiquement de vignerons, ce documentaire est pour le métier de la vigne un message très fort, un message complètement en phase avec les travaux de Lydia et Claude Bourguignon.

Car, c’est un fait évident, notre manière d’imaginer notre production alimentaire déconne pour de bon, et du coup, notre alimentation déconne…

Nous observons avec complaisance l'explosion de la consommation de viande de ces dernières décennies qui s’accompagne d’une surproduction de CO2, d’arrachage de forêts oxygénantes juste pour nourrir ces porteurs de protéines animales…
Alors que l’'image de la « vache dans le pré » se limite désormais aux races laitières sur des cartes postes, on s’esbaudit devant les formes de super héros d’un blanc bleu belge de compétition.

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Et malgré tous les scandales qui ont émaillé l’agriculture intensive moderne (vache folle, dioxine, viande chevaline), seule continuent à guider les marchés alimentaires la pression de la compétitivité et la chasse au prix le plus bas.
Ce prix-roi a remplacé la qualité et, en permanence, le système tire le niveau de plus en plus vers le bas. La standardisation qui accompagne cette politique débile, s’attaquant de front à son pire ennemi, la biodiversité, même nos paysages en sont aujourd’hui altérés et par là même, nos cultures et notre mode de vie.
Et pour compenser l’effet déprimant de cette standardisation du goût, les laboratoires de la chimie alimentaire rivalisent d’ingéniosité pour lancer sur le marché de nouveaux colorants, conservateurs et correcteurs de goût qui modifient lentement le fonctionnement de notre flore intestinale, qui altèrent notre notion du plaisir du goût, et, selon de nombreux scientifiques participent largement à l’épidémie de dépressions dans nos pays prétendument développés.

Entretemps l’objectif initialement poursuivi par ces pratiques, soit, enrayer la faim dans le monde, est un échec avéré.

Malgré l’absence de résultat, cette politique agro-industrielle épuise le potentiel vivant de la terre, particulièrement sa biomasse dont on estime, en Europe, avoir atteint une destruction proche des 80%.
Et comme on ignore presque tout de la durabilité de l’activité des pesticides, plus aucun scientifique n’ose encore s’aventurer à émettre une théorie faite d’un peu d’espoir quant à la capacité réelle de nos sols à retrouver la vie, naturellement.

Ces modèles industriels ont littéralement, lors des trente dernières années, arraché l’agriculture et la pêche des mains des paysans et des pêcheurs artisanaux qui travaillaient vis-à-vis d’une clientèle modéré avec des visées locales.

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Et pourtant les choses bougent… lentement mais sûrement. De nombreuses études et rapports montrent que les millions d'agriculteurs que compte notre terre peuvent encore, en accord avec la nature, largement répondre aux besoins alimentaires de notre planète en optant définitivement pour une production naturelle et une de consommation locale des aliments produits.

Cette vision d’une agriculture alternative est clairement aussi celle du film les Liberterres qui veut redonner de la fierté aux agriculteurs, qui en exerçant honorablement et éthiquement le métier, méritent intégralement le respect du consommateur.
Car la solution est claire, c’est le consommateur, par sa résistance qui doit réellement faire infléchir les pouvoirs publics à donner aux producteurs la chance de proposer une alimentation saine et naturellement goûteuse.
Il est donc bien de notre devoir de les aider à investir les moyens financiers pour leur permettre de nous offrir une production de produits de qualité élevée, de produits de terroirs respectueux de la tradition culturelle que nos ancêtres ont connus pendant des millénaires.
Cela commence par le choix de NOS aliments dans NOS assiettes et en militant activement :
 

  • Pour faire accepter un prix qui respecte une production qualitative des agriculteurs, des pêcheurs et de leurs collaborateurs,

  • Pour soutenir le respect de la biodiversité et la pérennité des biotopes et du paysage, ainsi que toutes les actions de refertilisation des sols,

  • Pour susciter le respect de la vie animale dans et autour des exploitations agricoles et marines,

  • Pour dénoncer l’usage prophylactique d’antibiotiques et faire limiter leur utilisation curative,

  • Pour combattre activement l’utilisation et la production d’organismes génétiquement modifiés et promouvoir à la place les espèces anciennes de graminées et de légumes.

  • Pour favoriser autant que possible la consommation d’aliments locaux et de saison,

  • Pour diffuser toutes les techniques qui diminuent la production de CO2 et l’usage d’énergies fossiles,

  • Pour qu’on investisse sur la qualité et le goût et en dénonçant la standardisation et les modificateurs de goût. 

Bref, comme les quatre agriculteurs rebelles de « Liberterres », mobilisons-nous, nous aussi, pour bâtir un nouveau marché, pour réapprécier les aliments issus d’une production traditionnelle saine, respectueux de l’agriculture bio et des chaines courtes, des aliments issus d’une agriculture humaine et non-industrielle, soucieuse de promouvoir des salaires permettant une agriculture équitable.  

Tout autant si plus que « Résistance naturelle », le film Les Liberterres est un vrai cri d’amour pour la sauvegarde de notre agriculture de vie et pour notre humanité. Faites-lui le meilleur accueil en l’achetant dès maintenant sur le site web dédié : www.lesliberterres.com.  

Ce texte est largement inspiré du texte-manifeste de Tom Smeets, président du Convivium Slow Food Metropolitan Brussels, a écrit en néerlandais pour militer pour une agriculure et une pêche respectueuses de la vie.

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15 avril 2015

Changement climatique

15 avril, 25°C annoncés.
T'es en vacances en Belgique profonde, la terre du milieu.

Tu te lèves tôt pour partir en bagnole à 8H00. Direction Costa Belgica !
Le temps de faire pisser les gosses et le reste, tu démarres à 9H00...
T'arrives à Ostende à 13 heures...
T'aurais été plus vite en vélo... sans les gosses....
Et oui, t'es pas le seul à avoir des idées à la con.

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A 13 heures, plus une place de libre dans une terrasse ou ailleurs, les moins cons ont pris le train...
Sont arrivés à 10H30, z'ont pris la place...
Les gosses ont faim, ils hurlent, t'es déjà à bout et ils ont pas encore vu la mer, cette mer verte, poisseuse, pleine d'écume, de pisse et le reste... De toutes manières, on s'en fout, elle est bien trop froide.
Ca, t'aurais pas dû le dire aux gosses, ils hurlent encore plus, il étaient putain de cool devant leur PS3.... sans tes idées débiles, Andouille !

Il est 14H30, après avoir cherché cinquante minutes une place à 5 euros de l'heure, t'as toujours pas bouffé, t'as à peine bu, la glace que t'as filé aux gosses leur fout mal au bide, trop froid, trop de sucre à jeun.

Tu craques, il est 15H00, tu veux pas rater ces oléoabrutis du PSG se faire atomiser, tu fais ton calcul, pour peu qu'un crétin se crashe à Gent Sint-Pieters, direction la terre du milieu, t'en as 5 heures pour le retour...
Tu décides de rentrer... les gosses n'hurlent plus, c'est différent, un son... inhumain... Tu souffres.

Avec l'essence, la glace de merde, le buscopan chez l'apothicaire, t'aurais pu payer une baby sit pour les emmener en forêt, les y perdre ou les noyer dans la piscine d'Uccle et toi aller te complaire dans un bar à vin naturels...
Mais... t'as pas... ta journée est foutue !
Et.. c'est pas fini... Pour te faire pardonner vis à vis de ta marmaille, faudra lui payer un cinéma cruche, et tu rateras quand même les débiles racistes du PSG se faire enfiler par les artistes hispaniques...

25°c en plein avril, tu les perçois maintenant les effets pervers du changement climatique ?

Ta femme, revenue du boulot, t'attends à la maison.... depuis 4 heures... ton portable est RIP depuis longtemps, tes gosses l'ont niqué pendant l'embout aller.
Elle te dit : "Alors, cette journée à la mer ? " 

SA seule question...

...

Alors, tu vas militer pour une agriculture durable, hein ?

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14 avril 2015

Insecticide, mon amour !

Vous êtes convaincu que manger « Slow Food » est à la fois positif en terme de goût et de qualité sanitaire et à la fois contribue à faire revivre des sols que l’agriculture industrielle avait vampirisés ; cela nous n’en doutons pas !
Mais quand vous accompagnez votre repas d’un vin, avez-vous le même réflexe vis-vis du contenant de cette bouteille qui accompagne votre assiette « vivante » ?
Avez-vous conscience que la majorité des vins est encore le fruit d’une des pires agricultures en termes d’usage de pesticides, d’engrais et d’ajout de produits correcteurs, au point qu’ils se présentent souvent à vous comme une encyclopédie de tous les composants indésirables que vous refusez pour votre alimentation ?
Certes, le bio existe et se développe de plus en plus en viticulture, mais vous, quand vous achetez une bouteille de CAVA à moins de 5 euros en grande surface, que pensez-vous avoir en main sinon l’équivalent d’une petite bombe de toxicité pour votre organisme ?

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Un récent documentaire autour des traitements sur la maladie de la flavescence dorée véhiculée par un petit insecte, la cicadelle, met en évidence les enjeux entre une viticulture propre, respectueuse de sa terre génitrice et une viticulture de traitements prophylactiques tout aussi aberrante que l’usage préventif d’antibiotiques. Un dociment

Ce reportage, Insecticide mon Amour, réalisé par Guillaume Baudin, est disponible en location (un euro/mois) sur le site web Montparnasse VOD à l’adresse suivante : http://www.montparnassevod.fr/movie/insecticide-mon-amour.

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Ce documentaire met, entre autres, en évidence le combat d’Emmanuel Giboulot en Bourgogne tout simplement en faveur du bon sens.
Et c’est toujours un plaisir d’y retrouver Lydia et Claude Bourguigon...
Après l’avoir visionné, vous ne verrez plus obligatoirement ces bouteilles de Cava à moins de 5 euros de la même façon…

Pour compléter votre information sur le sujet, n’hésitez pas à réécouter l’excellent document audio de France Inter que la RTBF a relayé très récemment, dans le cadre de l’émission « Les Docs du Printemps » sur le podcast suivant : http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=2007946&channel=lapremiere

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Question aussi de retrouver toute la verve d’Olivier Cousin, vigneron ligérien rebelle.

Et puis tout cela me rappelle un certain théâtre 140 en 1978 et un certain Ultravox...

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06 avril 2015

Au Marché Noir, des produits brillants !

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Décidément, ça bouge dans le Food à Bruxelles !

Après la vague Buvette, Neptune, Bouchéry, Max, Kamo, Les Filles, Gaspar, le Garage à Manger et le Comptoir des Galeries (liste non exhaustive) qui a mis au couvert des produits du jour, frais, bios en conservant le principe de proximité et en agrémentant le tout d’une belle fontaine de vins naturels, voici qu’un nouveau souffle semble bien se lever du côté de l’incontournable commune de Saint-Gilles en région bruxelloise.
Son nom, un original duo de djeunes le signe d’un M et N à la pointe du couteau de cuisine : AU MARCHE NOIR.

Et à l’heure ou je vous en parle, alors qu’on est encore à 15 jours de l’ouverture officielle, déjà beaucoup d’encre a coulé et on peut assurément parler d’énorme buzz médiatique qui regroupe déjà pas moins de 1370 mentions « j’aime » sur sa page Facebook et plus de 3000 inscrits à la soirée d’ouverture au point qu’on se demande comment au 36 de la Rue Adolphe Demeur, on va gérer cela le 30 avril dès 16H30 !

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Mais qu’est-ce qui fait que ce projet attire donc tous les regards ?
Qu’est-ce qui fait que le logo « Au Marché Noir » flotte déjà à ce point, tel un drapeau pirate, sur la ville de Bruxelles ?

A vrai dire une idée vraiment révolutionnaire, issue de la rencontre fortuite entre deux trentenaires au cursus et à l’activité professionnelle totalement différents, mais avec un but unique : créer un environnement de fooding avec des plats à emporter (ou non), mais des plats qui respectent à la fois la qualité et les exigences des grandes enseignes précitées tout en proposant des prix absolument, totalement, résolument hyperaccessibles, soit de 6 à 8 euros pour un repas végétarien (un de leur pilier principal), ou 10 à 12 euros quand un poisson ou une viande les accompagnent.
Et tant qu’on y est, accompagner tout ce bazar de vins naturels ou de bières bios aux mêmes exigences de prix. Tout cela, question de faire voler en éclats la frustration de nombreux amateurs de bons et beaux produits, pleinement calés dans l’esprit Slow Food, mais qui leur sont le plus souvent inaccessibles, la crise et ses effets sur le pouvoir d’achat faisant trop souvent de nous des mangeurs de merde forcés.

Vous avez dit « initiative citoyenne » ?

Voilà, le pitch étant jeté, passons au casting… un casting qui s’est rencontré il y a quelque mois à peine, par le hasard des annonces et du bouche à oreille, un casting d’où est issu spontanément une étincelle créatrice.

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Tout d’abord, c’est du moins dans cet ordre-là que les deux larrons se présentent, il y a Jérôme Hubert, cuisinier diplômé qui, après de nombreuses années à assumer tout le poids du travail en restauration, abandonne les casseroles pour la ferronnerie, faute de trouver le moyen de s’exprimer réellement.
Pendant ces années, il n’en abandonne pas moins les fourneaux pour ses amis, pour sa petite fille et surtout pour sa compagne végétarienne.
En sus de cette nouvelle voie de créativité dans le végétarien, Jérôme en profite aussi pour développer ses connaissances en termes de nutrition, de diététique mais surtout en termes de cuisine saine, ce qui l’amène inévitablement à se limiter aux aliments provenant de l’agriculture biologique, mais encore plus aux aliments de saison, des aliments locaux, traçables, issus de terroirs vivants dans notre petit pays.
Après avoir repris tant bien que mal la profession de cuisinier et retrouvé partiellement ses premières frustrations, il garde toutefois son énergie en attente d’un « signal » qui va venir de son binôme.

Ce binôme, le second à se présenter, Martin Ringlet, pour le nommer, lui, s’il a développé un intérêt personnel pour les mêmes guidelines que Jérôme, il vient d’un univers très différent et à des lieues des fourneaux : la communication.
Longtemps effectivement employé en com chez Atrium, une agence régionale de commerce, il va doucement prendre conscience lors de ses repas au restaurant de la frustration qu’on une majorité de gens face à la fois à des prix durs et face à un niveau de qualité trop moyen qui amène trop souvent les amoureux de choses bonnes et vivantes de manger… à la maison.
Les cours de cuisine, qu’il suit, entre autres, chez Tan, achèvent de le persuader qu’il y a quelque chose d’urgent à faire pour proposer de la belle gastronomie à tout un chacun.

Avec ces deux profils aussi complémentaires, pas étonnant que le courant passe très vite et que soient jetées avec beaucoup d’intelligence les fondations du Marché Noir, avec comme objectif final, dispenser aux prix ciblés une cuisine éthique, enthousiasmante qui regroupe tous leurs pôles d’intérêt précités, un objectif dont la solution de l’équation est la vente de plats variés, rapides, faciles et abordables pour le repas du soir, le projet se limitant actuellement à cette tranche horaire.

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Pour cela, en dehors de rénover et mettre en fonction des lieux qui leur permettent, sinon d’y attabler des légions, au moins de cuisiner pour répondre à la forte demande qui s’annonce, voilà le duo parti depuis des semaines à la chasse aux terroirs, à la chasse au « produit » qui tourne le dos à l’uniformisation et l’insipidité pauvre dispensée en cantine et en supermarché, un produit sans pesticides, sans engrais chimiques, sans OGM, directement sorti du champ de producteurs engagés, bienveillants, de confiance, à taille humaine, avec qui ils veulent développer une collaboration en circuit-court.
Pas étonnant de les voir trainer chez le fantastique Jean-Pierre De Leener et sa ferme bio au Pajottenland, pas étonnant de les croiser dans les meilleures manifestations de vins naturels et de tout ce qui se rapporte à la vraie cuisine vivante…
Une plateforme participative a elle-aussi été mise en place et a atteint largement ses objectifs de collecte, elle est consultable ici :  
http://www.kisskissbankbank.com/au-marche-noir-bruxelles.

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Pratiquement, dès le 3 mai 2015, du dimanche au vendredi, le Marché Noir proposera de 11h30 à 21h des plats du jour en édition limitée comme ses suggestions déjà travaillées pour l’occasion : boulettes veggie, spaghettis de courgette & coulis de poivron (7€), entrecôte de bœuf et ses frites de légumes (12€), cette dinde à la terrine de légumes et au riz sauvage (10€), maquereau, salade de haricots & orge perlé (11€).

En tous cas, nous, nous sommes tous réellement impatients de participer à ces fonds baptismaux naturels, le jeudi 30 avril jusqu’à petite heure, quitte à en oublier le brin de muguet du lendemain...
Et.. je ne serais pas étonné, d’ici là, de voir très prochainement Sophie Moens et Carlo de Pasquale se pencher sur cette affaire, si ce ne sont pas les « Pigeons » ertébéèffiens qui s’y mettent les premiers.

Paolo di Croce, un dirigeant de Slow Food International, voyant arriver, comme un lent tsunami, une révolution sociale presque inévitable, me disait son souhait de la voire exploser de manière pacifique, avec comme vecteur central, l’alimentation…
Et si cela commençait vraiment à Bruxelles en cette veille de premier mai 2015 ?

Coordonnées

Au Marché Noir
Avenue Adolphe Demeur, 36 (entre la place Van Meenen et la chaussée d'Alsemberg)
1060 Saint-Gilles
Web :
www.aumarchenoir.be
Mail :
aumarchenoir.bxl@gmail.com
Facebook :
https://www.facebook.com/aumarchenoir
Ouvert du dimanche au vendredi, de 11h30 à 21h.
Ouverture officielle le 30 avril 2015 à 16H30

Titulus, caviste et bar à vins vivants

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Baptiste Lardeux, Vivien Blot et Philippe Mesnier ont créé, voilà déjà plus de trois ans, Titulus, une cave à vins, une épicerie fine, un bar à vins, en fait, bien plus encore, car les possibilités d’y bien boire, d’y bien manger et de découvrir y sont infinies.
Une recette menée avec beaucoup d’intelligence et plus encore de passion, une recette qui se paie aujourd’hui par un énorme succès au point qu’il vaut mieux arriver très tôt aux nombreux évènements qu’ils organisent.

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Et pourtant, savaient-ils arrivés à la majorité légale, que leur futur serait fait de ce sympathique endroit de la chaussée de Wavre à Bruxelles, non loin du quartier de Matongé ?
Pas vraiment, probablement, mais les rencontres, l’amitié qui lie ce trio majoritairement français a fait que doucement, ils ont quitté leur pays natal, leurs professions et études initiales pour voguer vers ce monde qui les unissait, celui des vins naturels et de la bouffe, celle où le produit vivant est roi.

Et c’est d’ailleurs vers la bouffe que cette jeune association va d’abord s’intéresser en reprenant le très bien nommé restaurant « Le Tournant », à un jet de pierre de la cave actuelle, resto pour lequel leur dynamisme et leur modestie dans l’approche va leur amener un premier gros succès d’estime.
Mais rapidement, ils vont se rendre compte que leur vraie passion absolue, c’est le vin naturel, et leurs incessants voyages en France, en Italie, leurs stages de formation entre autres chez Lise et Bertrand Jousset, un de leur couple-vigneron fétiche, vont achever de les persuader qu’à la restauration classique, c’est bien l’esprit caviste-bar à vins qui est leur véritable destinée.

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L’aventure Titulus est donc née, elle va cohabiter au début avec celle du Tournant, le temps de laisser le moineau affirmer son plumage, compléter ainsi son offre, avant que les parts du restaurant soient cédés à un groupe d’amis dont ils sont restés très proches, dont la remarquable et remarquée sommelière Rachel Devresse.

Récemment, Un quatrième larron, Emilio, d’origine anversoise, est venu compléter l’équipe en place chez Titulus, principalement pour s’occuper de la communication.

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Et le nom me direz-vous ? Et bien, le « Titulus Pictus» est l’ancêtre romain de l’étiquette des bouteilles de vin. Il s’agit d’une sorte de cachet qu’on trouvait sur les amphores antiques et  qui renseignait sur l’origine et le cépage des vins contenus.

Mais reprenons les deux points forts des lieux : Intelligence et Passion...

L’intelligence, c’est former une équipe soudée qui peut se permettre de travailler sur des horaires lourds, le bar à vin étant ouvert six jours sur sept de midi à 22 heures (à l’exception du lundi où la plage horaire est plus serrée) avec la possibilité d’y manger à toute heure assiette charcuterie, fromage, produits de la mer, tartinables, et des produits plus spécifiques comme ces huitres qui s’annoncent le jeudi soir, et, avec pour tous ces produits, fraicheur, qualité et plaisir en label obligé.
C’est aussi de former une équipe suffisamment nombreuse que pour se permettre de continuer d’aller à la rencontre des vignerons dans leurs vignes tout e gardant la cave ouverte.

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C’est encore la volonté permanente d’organiser des évènements comme LEUR salon annuel des vins naturels (toujours un énorme succès de foule) ou encore des dégustations thématiques en soirée où le but est mieux faire connaître le monde du vin.
C’est enfin, quand l’entente est telle qu’elles est dans ce trio, de profiter des polarités intrinsèques de chacun pour étoffer la gamme de produits proposés dont plus de 100 références de vins, avec une grosse proportion de vins au verre.

 

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La passion, quant à elle, elle se ressent dans leur discours, dans l’aménagement lounge des lieux et surtout dans le choix de tous les produits, les vins en particuliers, chacun d’eux étant les représentants de vignerons qui ont une âme, une histoire, ce petit plus qui fait qu’on s’attache à eux comme à leurs cuvées, et, pour en citer quelques-uns : Les Jousset, les Landron, la Grange Tiphaine, Matthieu Cosme, Olivier Lemasson, Laurent Cazotte, Philippe Pacalet, Jean-Baptiste Sénat, le Domaine des Tournelles, le Domaine Zusslin, Eic Pfifferling, Hervé Souhaut, Savo Fotti et tant d’autres encore.

 

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Leur charte d’engagement est claire ; elle proclame la promotion de vignerons :

  • qui travaillent dans leurs vignes sans intrants chimiques et dans le respect de leur terroir
  • qui interviennent le moins possible sur leurs productions en menant une vinification sur la base des éléments naturels contenus dans les raisins.

Y-a-t-il vraiment lieu, dès lors, d’en dire plus ? Non assurément, parce que vous êtes déjà persuadés de l‘incontournabilité de l’endroit que ce soit à la lecture de ce « plaidoyer » ou, plus encore, parce que vous y êtes déjà passés et… restés.
En tous les cas, en plus de la nombreuse clientèle de particuliers des meilleurs tables de Bruxelles et de Belgique ont-elles-aussi compris que Titulus avait des références incontournables à mettre à leur carte !

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Coordonnées

Titulus
167A chaussée de Wavre
1050 Bruxelles (Ixelles)
TEL : +32 (0)2 512 98 30
Mail :
tituluspictus@gmail.com
Web :
www.titulus.be
Facebook :
https://www.facebook.com/titulus.pictus?fref=nf&pnref=story
Ouvert : le lundi de 17 à 20H30 et du mardi au samedi de 12 à 22H30
Fermé : le dimanche

23 mars 2015

Le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes SERA PUBLIE !

MERCI !!!

Il y a à peine 5 jours je vous parlais de cette très belle entreprise visant à rééditer une version remise à jour du Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes, le fabuleux livre chef d'oeuvre de l'ampélographe Pierre Galet.

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Et bien, grâce à votre générosité et surtout à votre confiance, l'objectif de récolter suffisament de précommandes du livre et des autres compléments a été atteint en 5 jours !

Toutefois, bien que l'objectif soit atteint, vous avez encore 7 à 30 jours pour bénéficier de tous ou certains des avantages offerts via la souscription en place sur la plate-forme Fundovino.com, plus exactement sur https://www.fundovino.com/fr/114-dictionnaire-encyclopedique-des-cepages-et-de-leurs-synonymes-de-pierre-galet.

Pour rappel, cette nouvelle édition comporte plus de de 1 200 pages et 3 000 photos, et ce sont près de 10 000 cépages du monde entier qui y sont répertoriés et analysés : bref, un travail unique et monumental.

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Je rappelle aussi que pour vous, habitants de BELGIQUE et de SUISSE, aucun supplément de frais de port ne vous sera comptabilisé. Pour cela, il vous faut obligatoirement choisir la « Contrepartie 4 » à droite de la page dédiée à cette souscription.

Une bien belle journée que ce 23 mars !

19 mars 2015

Tronches de Vin 2, ça se lit mais ça se déguste aussi !

Amis belges et Ch’nords, les occasions de vous faire dédicacer le sublime Tronches de Vin 2 ne vont pas manquer dans les prochaines semaines et cela toujours accompagné de bien belles quilles, cela va de soi !

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On commence par les établissements Basin et Marot qui déménage dans le sens pur du terme de deux maisons, soit du 90A au 88 rue du Page.
Pour l’occasion, et pour une dernière fois dans les anciennes installations au 90A, le taulier Jean-François Basin nous offre le samedi 28 mars de 11 à 19 heures pas moins de douze de ses « vignerons fétiches » qui l’accompagnent depuis l’aube des Ets Basin & Marot.
Ça sent la fête à plein nez du côté d’Ixelles et Tronches de Vin, toujours très bien représenté dans les étagères de ce pétillant caviste ne pouvait faire autrement que d’y être en chair (surtout) et en os, de 14 à 19 heures, et plus si affinités !

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Plus de détails, ici : www.basin-marot.be/#section-272
et ici : https://www.facebook.com/events/1380059178983302/

Adresse du jour :
Basin & Marot – Wines
Rue du Page, 90A
1050 Bruxelles

Le même week-end, et là, on parle bien de samedi 28 et dimanche 29 mars a lieu l’absolument incontournable Salon des Vignerons de Liège, salon qui déménage pour l’occasion en Cité Principautaire après avoir égayé de nombreuses années le pétillant village d’Olne.
Ce salon est indéniablement le pionnier du genre « naturel » en Belgique et une fois de plus, ce sont pas moins de 55 vignerons emblématiques dont 18 petits nouveaux qui ont répondus à l’appel de Julien Nemerlin et sa joyeuse équipe. Ca va pas déménager, ici, ça va déchirer grave !
Et puis, il y a cette conférence qui va en déplacer des chauds lapins et des coquines : "de l’incidence des vins naturels en situation de conflit et de leurs influences sur notre comportement sexuel", accompagné de vins plutôt coquins...
Clair que Tronches de Vins devait être aussi de la partie, ce qui sera bien le cas, mais seulement le dimanche 29, le représentant belgo-suisse des auteurs, malgré ses « réserves » hivernales de phoque, ne pouvant avoir accès au don d’ubiquité le samedi.

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Plus de détails ici : www.salondesvignerons.be
et ici : https://www.facebook.com/events/668051533248421/

Adresse des 2 jours :
Caserne Fonck
Outremeuse
Rue Ransonnet 2
4020 Liège

Troisième larron, nouveau dans le circuit des salons mais avec une organisation digne du « Soir », son grand quotidien organisateur, le Salon des Vins du Soir qui se tiendra dans les prestigieuses salles du Bota, à Bruxelles, les samedi 18 et dimanche 19 avril, toujours en 2015.
Derrière ce nouvel intervenant qui va faire du bruit, le sympathique duo Marc Vanel et Eric Boschman, animateurs haut en couleurs des Vins du Soir, mais aussi Vinogusto et la librairie Filigranes qui va sortir l’artillerie lourde pour l’occasion, sans parler des nombreux ateliers cuisine avec la présence remarquée de Carlo de Pasquale.
Bref ç a s’annonce très glou, miam et avec des bouquins en plus tout cela… et comme Tronches de Vin a eu l’honneur d’y être invité, on va pas refuser ça, hein !

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Plus de détail ici : www.salondesvinsdusoir.be

Adresse du jour :

Le Botanique
Rue Royale, 236
1210 Bruxelles

Cela s’est pour les salons, mais gageons que… ce n’est pas fini, loin de là !!!!

ET où les trouve-t-on ces fameuses Tronches de Vin 2
au Pays des Belges ?

Par ailleurs, à la demande générale, voici une première réponse pas obligatoirement exhaustive quant à savoir où les trouver nos Tronches deuxième édition. A noter qu’au fur et à mesure des prochains jours, on vous confirmera où il y aura des séances de dédicaces arrosées et pour sûr, y en aura !

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Allez hop, ze liste ! :

À Livre Ouvert

Rue Saint-Lambert, 116
1200 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 762 98 76
FAX : +32 (0)2 762 73 41
Web : www.alivreouvert.be
Mail : info@alivreouvert.be

Filigranes

Avenue des Arts, 39-42
1040 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 511 90 15
FAX : +32 (0)2 502 24 68
Web :www.filigranes.be

Graffiti

Chaussée de Bruxelles, 129-131
1410 Waterloo
TEL : +32 (0)2 354 57 96
FAX: +32 (0)2 354 48 81
Web : www.librairiegraffiti.be
Mail : info@librairiegraffiti.be

Joli Mai

Avenue Paul Dejaer, 29
1060 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 851 24 20
FAX : +32(0) 2 851 25 73
Web : https://jolimaiasbl.wordpress.com
Mail : infos.jolimai@gmail.com

Les Yeux Gourmands

Avenue Jean Volders, 64
1060 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 642 97 05
Web : www.lesyeuxgourmands.be
Mail : librairie@lesyeuxgourmands.be

Livre aux Trésors

Place Xavier-Neujean, 27A
4000 Liège
TEL/FAX : + 32 (0)4 250 38 46
Web : www.livreauxtresors.be
Mail : livreauxtresors@skynet.be

Papyrus

Rue Bas de la Place, 16
5000 Namur
TEL/FAX : +32 (0)81 22 14 21
Web : www.librairiepapyrus.be
Mail : info@librairiepapyrus.be

Pax

Place Cockerill, 4
4000 Liège
TEL : +32 (0)4 223 21 46
Web : www.librairiepax.be
Mail : librairiepax@skynet.be

Toqué

Rue du Marché, 3
5000 Namur
TEL/FAX : +32 (0)81 65 65 30
Web : www.lelibrairetoque.be
Mail : benoit@lelibrairetoque.be

Tropismes

Les Galerie Royales Saint-Hubert
Galerie des Princes 11
1000 Bruxelles
TEL : +32 (0)2 512 88 52
FAX : +32 (0)2 514 48 24
Web : www.tropismes.com
Mail : info@tropismes.com

18 mars 2015

Le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes a besoin de vous !

Tout vrai passionné du vin a un jour croisé au moins le nom du renommé ampélographe Pierre Galet, les plus heureux ayant approché plus intensivement les travaux de cet homme qui, au cours de sa vie, a répertorié tous les cépages de France et du monde, permettant ainsi aux pépinières et aux viticulteurs de travailler avec des informations plus que fiables.
Ce travail s’est avéré essentiel  à différents aspects, que ce soit pour le développement des AOC ou pour la compréhension et le traitement des maladies de la vigne, et, il y a fort à penser que si nous buvons le vin « sain » que nous connaissons de nos jours, il y a un peu de Pierre Galet dedans.

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Un des chefs d’œuvre de cet ampélographe est sans nul doute le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes, ouvrage qui résume très bien à lui seul, l’entièreté du travail de tout une vie passionnée.
Cet ouvrage, paru initialement en l'an 2000 est hélas aujourd’hui totalement épuisé et plutôt que de tenter de le rééditer simplement comme tel, Pierre Galet, fringant jeune homme malgré ses 94 balais, a carrément décidé d'en remettre une couche et de le réactualiser entièrement en y ajoutant entre autres des mises à jour tant sur les statistiques que sur les dernières techniques de la science de l’ampélographie.

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Principalement, tout en décrivant avec minutie les différents cépages, le dictionnaire de Pierre galet indique tous leurs synonymes en reprenant aussi les noms régionaux. Il précise leur répartition géographique et propose une identification très claire.
Cette nouvelle édition qui comporte plus de de 1 200 pages et 3 000 photos, et ce sont près de 10 000 cépages du monde entier qui y sont répertoriés et analysés : bref, un travail unique et monumental qui s’avère une bible pour tous ceux dont l’intérêt du vin dépasse le cadre simple et unique d’une bouteille versée.

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MAIS, afin que ce projet puisse être mené totalement à son but, nous avons besoin de VOUS !

En effet, si l’ouvrage est achevé, il reste à le faire relire, le composer, le graver, l’imprimer, le distribuer et le promouvoir. Et cela dépend de vous, de nous tous.
Pour mener cette entreprise totalement à bien, une souscription a été mise en place à partir de la plate-forme Fundovino.com, plus exactement sur
https://www.fundovino.com/fr/114-dictionnaire-encyclopedique-des-cepages-et-de-leurs-synonymes-de-pierre-galet parce que, à 30 jours de l’échéance, il ne manque plus que 895 euros pour boucler totalement le dossier.

Après pas mal de tribulations, il a été convenu avec les responsables de l’édition que le prix de 85 euros proposé en souscription aux français ne sera pas modifié pour vous, habitants de BELGIQUE et de SUISSE, autrement dit, aucun supplément de frais de port ne vous sera comptabilisé.
Pour cela, il vous faudra choisir la « Contrepartie 4 » à droite de la page dédiée à cette souscription.

Alors... VRAIMENT, nous vous en prions, comme le disait le blogueur Vincent Pousson : foncez, vous ne pouvez pas ne pas en être!

Merci aussi au même Vincent pour ses illustrations que je lui ai aimablement piquées !

15 mars 2015

Grain Sensible : un livre d'Olivier Humbrecht

Il y a quelques années, alors qu’à travers les forums de vin, j’apprenais à communiquer en public avec une certaine violence comme un monde nouveau se forme en puissance et en fureur, j’ai tenu des propos assez durs vis-à-vis d’un vigneron dont  je ne doutais pas, en fait, de l’exemplarité.
Ces propos, de nature essentiellement économique, je continue à les assumer aujourd’hui, je n’en formule aucun regret sur le fond, mais ce que je regrette profondément, c’est de les avoir proférés à ce vigneron qui ne les méritait aucunement, ni dans ses actes, ni dans sa pensée.
Mais à ceux qui me connaissent et qui, du coup, pourraient penser que ce qui suit est donc quelconque acte de contrition, quel qu’acte rédempteur, je réponds... aucunement !
Si je veux parler aujourd’hui de « Grain Sensible », le livre d’Olivier Humbrecht aux Editions Tonnerre de l’Est, c'est tout simplement parce que cet ouvrage est absolument incontournable.

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La cinquantaine affirmée, Olivier Humbrecht a été élevé et siège toujours de manière incontestée au panthéon vivant des très grands vignerons de ce monde et plus certainement de l’Alsace, sa terre natale où, au domaine Zind-Humbrecht, il cultive 40 hectares des plus belles vignes du Haut-Rhin. Bien que passionné de et fasciné par la terre nourricière de ses vignes et par la complexité du trajet de vie de celles-ci, Olivier Humbrecht n’est pas, à proprement dit, un terrien dans l’image quelquefois trop simpliste qui peut être conféré à ce terme.
En effet, s’il assume aujourd’hui pleinement son rapport presque symbiotique avec le vivant de son domaine, il n’en reste pas moins grand polyglotte, fou de culture, de philosophie et de différence, ingénieur agronome, Master of Wine, président du Syndicat international des vignerons en bio-dynamie et président de la section «grands crus» de l'AVA (Association des viticulteurs d'Alsace).

Et il n’est pas impossible que j’oublie d’autres activités importantes dans cette liste. 

Mais clairement, ce qui lui attire le regard de tant d’amateurs passionnés du vin, c’est que durant les vingt dernières années, il a fait, dans le respect du travail de son père, du Domaine Zind-Humbrecht une expression des plus extraordinaires de la complexité richissime du terroir vinicole alsacien.

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Si le vigneron détruit totalement son sol, il n’aura plus qu’une solution : celle de la pharmacopée chimique, qui consiste à redonner à la plante tout ce qu’elle ne peut plus trouver dans le sol. Or, comme la plante assimile directement les sels minéraux par ses racines, le sol ne recouvre jamais la vie par les amendements qui lui sont faits. Il devient un fantôme, une abstraction, un support pour des êtres qui ne sont hélas que faussement vivants (Grain Sensible, page 29).

Par l’intermédiaire de la captivante maison d’édition Tonnerre de l’Est qui s’intéresse avec beaucoup de sensibilité aux acteurs de la bio-dynamie depuis maintenant 4 ans, Olivier Humbrecht devient aussi auteur dans son livre Grain Sensible et nous transporte avec son expérience et sa sensibilité à la rencontre du cycle de la vigne.
Il a particulièrement le bonheur de le faire sans militantisme outrancier et réussit avec beaucoup de justesse à nous communiquer des messages qui doivent au moins nous convaincre que plus qu’un autre élément issu de l'agriculture, la vigne est un témoin du contrat que la terre a signé avec l’homme.
Au-delà des nombreuses informations qu’il contient, qui seront nouvelles pour certains, confirmations pour d’autres, l’auteur nous livre un véritable hymne à la vie, à sa complexité, cette complexité ultime qui fait que tout ce qu’elle génère dans sa « naturalité » s’éloigne d’un produit fini, standardisé par une société agro-industrielle presque irréversiblement destructrice.
Le livre remet aussi à sa très juste place, l’élément crucial du cycle de la vigne qu’est la taille hivernale.

Dans ces limites étouffantes (générées par l’agriculture industrielle NDLA), le raisin souffre. Il ne peut souvent être sauvé que par la médecine œnologique : il ignorera la croissance et la patience, mais, entre engrais et levure artificielles, il connaîtra tous les médicaments qui sont à la vigne ceux des soins palliatifs. Sans jamais avoir été malade, le raisin aura été soigné tout au long de sa vie d’artifice. Raisin fantomatique, à la limite de l’inexistence, il donnera naissance à des vins éclatants de jeunesse, de fruit, de couleur, impressionnants pour qui ne peut déchiffrer tout mensonge, et qui se déliteront en quelques secondes, ou après quelques mois de bouteille (Grain Sensible, page 81).

Premier de « Ramifications », une nouvelle collection de livres chez Tonnerre de l’Est, plus sobre dans sa présentation et dans ses illustrations, et surtout, laissant pleinement la parole au vigneron, Grain Sensible s’avère être un véritable petit bijou se devant de figurer dans toute bibliothèque d’amateurs des vins vivants à côté des écrits de Lydia et Claude Bourguignon.
Dernière particularité du livre, celui-ci est proposé de manière égale dans les deux langues qui ont fait l’Alsace, le Français et l’Allemand, cette lanque dans laquelle l'auteur puise beaucoup de référençes, qu'elles se nomment Goethe, Steiner ou Maria Thun.

Pour se le procurer, dirigez-vous sur la page web dédiée de l’éditeur : http://www.editions-tonnerre-de-l-est.com/se-procurer-nos-livres/.

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Grain Sensible - Zarte Traube

Auteur : Olivier Humbrecht
Traduction allemande de Marguerite Gagneur
Illustrations d’Anne-Laure Moisan
Editions Tonnerre de l’Est
Prix : 21 euros
ISBN : 978-2-9540316-3-7

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03 mars 2015

Tronches de Vin 2 arrive le 13 mars 2015 !

Ne ratez pas l'invitation pour la première belge en fin d'article !

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Le frisson d'un premier livre....

Il y a à peu près deux ans, mon pote Antonin Iommi-Amunatgui, vindicateur-blogueur de l’année RVF, m’envoie un petit message FB pour savoir si je désire rejoindre l’équipe rédactionnelle du livre Tronches de Vin, en vue de s’attacher à la rédaction du volume deux.
Pas un boson de seconde, je n’ai réfléchi et c’est avec l’âme rêveuse et émue d’un enfant qui reçoit le cadeau de ses rêves que j’ai accepté.

Facile à comprendre mon émotion :

D’abord, les cinq auteurs du premier volume, Antonin, mais aussi Eva Robineau, Guillaume Nicolas-Brion, Philippe Rapiteau et Olivier « Olif » Grosjean étaient devenus, au fil des lectures et des libations partagées, des amis, des amis qui comptent, des amis à qui on tient, même si la différence d’âge était tangible entre les trois premiers et moi.

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Ensuite, parce que le livre était coédité par un duo féminin d’exception qui a toujours cru dans le projet : Sabine Bucquet des Editions de l’Epure (qui édite aussi et entre autres Michel Tolmer) et Marie Rocher, la fille de feu Jean-Paul rocher qui fut le premier à croire en ces Tronches...

Enfin et surtout, parce que tout ce qui se trouvait dans le premier volume rejoignait ce en quoi je crois aujourd’hui dans le Mondovino et qui fait battre à la chamade les ventricules de ma passion vinique.

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Et ces raisons, elles sont particulièrement bien résumées sur la fin de la préface de Jonathan Nossiter :

Pendant des décennies, le monde du vin a été pollué par des pseudo-journalistes qui construisaient des guides pseudo-objectifs, mais qui n’étaient en fait que des agents de marketing pour les plus grands cyniques du marché. La seule qualité qui les distinguait lunes des autres était la façon dont ils affichaient leurs ego.
A l’inverse, avec ce livre, on découvre six blogueurs libres, humbles, passionnés et désintéressé à tel point que les textes ne sont pas signés.
Finalement, les auteurs s’effacent derrière les vignerons. Ces artisans de la parole racontent l’enjeu des artisans de la vigne, qu’ils trouvent souvent aussi sympathiques que leurs vins.
Surtout, ils cherchent à recadrer le dialogue du vin là où il le faut : entre la culture et l’agriculture.

Tout est dit ou presque, tant il est vrai que ce livre n’est pas fait dans le but de nous flatter l’ego, mais bien pour saluer, remercier ces hommes et ces femmes de la terre qui ont accepté de gagner moins pour faire meilleur, qui ont pris de nombreux risques pour cela, mais qui en le faisant ont sauvé de l’industrie et du formatage une des plus belles conquêtes de l’homme, une conquête qui rappelle et appelle à la vie : la viticulture artisanale dans son sens le plus noble du terme.

Et n’espérez pas  de lire dans ce volume comme dans son prédécesseur un manifeste contre le soufre ou un psaume aux vins naturels, nous ne cherchons aucunement à sectariser les tronches que nous honorons, nous les avons simplement choisi parce qu’à travers leurs vins, quels qu’ils soient, il y avait un message d’espoir pour voir subsister une agriculture ancestrale et vivante.

N’espérez pas non plus trouver dans ce livre un recueil de cuvées incontournables, cela ne nous intéresse pas vraiment de vanter une cuvée qui nous plait à nous, parce que chacun de nous, autant que nous sommes, avons un goût différent et il ne sert à rien de l’imposer.

Par contre susciter en vous la rencontre avec ces vignerons d’exception, voilà notre but !

Tronches de Vin 2 sera dans toutes les bonnes librairies le vendredi 13 mars 2015. Il sera distribué en Belgique comme en France par les Belles Lettres.

Tronches de Vin 2, Le guide des vins qu’ont d’la gueule
Les Editions de l’Epure/Marie rocher
ISBN 978-2-35255-243-7
22 euros
Web : www.tronchesdevin.fr
Facebook : https://www.facebook.com/pages/Tronches-de-vin-le-guide-des-vins-quont-dla-gueule/368513133224562?fref=ts

INVITATION A LA PREMIERE BELGE !

Pour les nombreux amis belges lecteurs de ce blog, afin de célébrer ensemble cette sortie de Tronches de Vin, la merveilleuse famille Van Roy, rares brasseurs à avoir les honneurs de notre livre, nous font le plaisir de nous accueillir à la brasserie Cantillon dès 18H00 ce prochain jeudi 12 mars.

Ce sera pour moi l’occasion de vous mettre un graffiti sur le livre et/ou de vous le vendre, mais aussi et surtout de partager des cuvées absolument rares et magnifiques qui allient, comme dans le guide, le monde de la bière et du vin, puisque l’apport du fruit y est fait à partir de raisins de la vigne.

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Vous y êtes donc les bienvenus, aucun droit de participation ne vous sera demandé et, par le fait même, si vous connaissez des personnes que cette soirée pourrait intéresser, elles sont évidemment les bienvenues.

La seule chose que je vous demande est de me communiquer vos présences par retour de ce post ou à patrick@bottcher.be, question de pouvoir proposer de quoi vous sustenter en suffisance !

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Au plaisir de vous voir dans quelques jours pour partager ce moment !

Adresse du jour : Brasserie Cantillon
56 rue Gheude (Quartier Midi) 1
070 Bruxelles
Web :
www.cantillon.be
Facebook :
https://www.facebook.com/pages/Brasserie-Cantillon/110627652322553
Sur ce blog : http://www.vinslibres.net/archives/2015/02/05/31470518.html

AUTRES SEANCES DE DEDICACES BELGES OU PROCHES

Salon des Vins Nature en Nord : 7-8 mars 2015 à Seclin (Lille- France) - www.vinsnatureennord.com

Salon Basin & Marot : 28 mars à Bruxelles (Belgique) - www.basin-marot.be

Salon des Vignerons de Liège : 29 mars 2015 à Liège (Belgique) - www.salondesvignerons.be

Salon des Vins du Soir : 18 et 19 avril 2015 à Bruxelles (Belgique) - www.salondesvinsdusoir.be